We have a dream…

Le Pérou 4

Pérou 4

Cusco, nous faisons une halte au camping international de Quinta Lala… Si nous n’avons pas bataillé pour arriver aux ruines inca de Saqsaywaman, nous mettons un bon moment à trouver le camping qui devrait pourtant se trouver à deux pas de l’entrée du site! … Sauf qu’il y a plusieurs entrées du site… Il faut trouver celle qui est derrière le Christo Blanco et il faut suivre un panneau indiquant Quinta Gloria pour trouver la Quinta Lala que personne ne semble connaître ici. Nous arrivons finalement à trouver ce petit havre de paix idéalement situé juste au dessus du centre ville historique de Cusco et à 15 minutes à pieds de la Plaza de Arma. Internet à volonté, laverie, douche réellement chaude, œufs bio, grands emplacements au milieu d’un joli pré, un vrai luxe si près du centre ville. Nous descendons à pied et au milieu de quelques lamas solitaires dans le centre historique de Cusco qui est fort agréable. Les soubassements incas des maisons coloniales sont impressionnants par la taille des pierres utilisées et par leurs assemblages sans ciment. A travers les siècles d’ailleurs, seuls ses soubassements auront résisté imperturbablement aux nombreux tremblements de terre qui ont régulièrement dévasté le site, la ville ayant due être reconstruite plusieurs fois. Nous sommes fin avril, il n’y a pas encore trop de touristes et il est agréable de flâner en ville. Nous achetons quelques souvenirs pour nos chers et tendres puis reprenons la route à l’assaut du Machu Picchu.
image

image

image

image

image

image

image

image

En sortant de Cusco, nous prenons la direction de Pissac, petit hameau marquant l’entrée dans la vallée sacrée et célèbre pour son marché du Dimanche. Pour nous, Pissac restera célèbre pour son marché artisanal du jeudi où il fait bon flâner au milieu de stands sans trop de touristes et présentant des articles de belle qualité. Nous nous laissons tenter par quelques beaux pendentifs que nous pourrons peut être offrir à nôtre progéniture, si tenté qu’elle ait été sage…
image

Ensuite la route jusqu’à Santa Maria est superbe, nous traversons encore un col à 4300 mètres vers Alfamayo, bivouaquons dans un petit hameau près de ruines incas, puis attaquons la piste finale qui relie Santa Maria à Santa Teresa. A elle seule, cette piste vaut le détour, quelques passages vertigineux à souhait, quelques petits passages à gué rafraîchissants, une végétation tropicale pleine de perruches et d’oiseaux exotiques et un paysage de rêve. Rouler au Pérou est un plaisir permanent. Par contre des fois il faut aussi marcher… L’accès au Machu Picchu ne peut pas se faire par la route et on est obligé, à un moment ou un autre, soit de prendre le train soit de marcher pendant une durée allant d’une paire d’heures jusqu’au treck d’une semaine… On va opter pour la paire d’heure à partir du village Hydro Electrica, paire d’heure que l’on va même transformer en rien du tout pour l’aller, car on n’a pas pu résister à l’appel de la sirène… du train! La gare est à deux pas du parking de Wilfredo. Ah, facilité, quand tu nous tends les bras… Hydro Electrica, terminus de la voie ferrée venant de Cusco et passant par le Machu Picchu d’un côté et de l’autre côté, terminus de la piste pour nous, qui nous a fait, jusqu’à présent, soigneusement contourner le Machu Picchu. D’Hydro Electrica, on peut donc au choix, soit prendre le train, soit ses deux pattes, pour rejoindre Agua Calliente, le village d’où se font tous les départs en bus pour rejoindre l’unique et indicible MACHU PICCHU.
Départ de notre wagon, demain 7H54…
image

image

image

image

image

image

image

image

image

Demain
Chance, il fait grand beau! D’après le guide Michelin, il semblerait qu’au Machu Picchu il n’y ait que deux possibilités, soit plein soleil soit pluie diluvienne… Nous avions consulté la météo à Cusco qui annonçait pluie… …Sont pas meilleurs ici que chez nous pour prévoir le temps! 9H30, nous sommes sur le site, émus comme des petits enfants au pied du sapin de Noël. C’est beau! Tout simplement, incroyablement beau. Pourtant la photo du Machu Picchu, on l’a tous vue et revue mais en vrai, ça vous prend les tripes. Cet écrin vert au milieu de ses montagnes aux à pic vertigineux baignés de brumes est saisissant. J’y vois un bijou naturel inestimable comme un diamant serti par une couronne d’émeraudes dans la main du créateur.
image

image

Lorsque nous sommes sortis du train et que nous avons pris les billets d’entrée pour le Machu Picchu à Agua Calliente, il y avait deux options possibles: la montée au WaynaPicchu pour les tapettes et la montée au Cerro Machu Picchu. On voulait prendre la montée des tapettes mais à 9 heures du matin les 400 places disponibles étaient déjà toutes vendues… Je ne pensais pas qu’il y avait autant de tapettes matinales au Machu Picchu! Surtout que l’on est encore hors saison. Du coup on s’est rabattu sur le Cerro Machu Picchu sans trop savoir à quoi cela correspondait… et c’est sûrement le meilleur choix que l’on ait pu faire! Toute la beauté du site est exacerbée par la vue en hauteur et pour avoir une vue en hauteur, en passant par la montagne Machu Picchu, on l’a, la vue en hauteur… Deux heures de montée de marches diverses pour arriver au sommet! On passe de 2400 mètres d’altitude à 3000 mètres, et pour cela, il nous a fallu gravir au moins deux millions cinq cent vingt huit mille quatre cent douze marches, de quoi démoraliser un régiment d’éléphants, mais le paysage est tellement beau et prend tellement d’ampleur au fur et à mesure que l’on s’élève, qu’il fait passer la souffrance de l’ascension au 10 ème plan. J’en ai rêver de ce Machu Picchu, j’y ai rêver et je pense que je vais en rêver jusqu’à la fin de mes jours. Difficile à décrire, c’est un ensemble de sensations, dues au mythe, à l’environnement fabuleux, aux couleurs décidées par le soleil du jour, à l’effort physique accomplit pour atteindre ce but ultime et certainement à bien d’autres choses encore qui donnent à ses constructions incas, tous là bas au fond, cet attrait unique. Le monde, à cet instant forme un tout qui va nous emmener très haut, tout là haut, tutoyer les étoiles.

image

image

image

Nous redescendons difficilement sur terre pour aller toucher ses pierres millénaires, ses constructions centenaires et ses lamas du siècle. On aurait aimé y passer plus de temps mais nous commençons à être un peu épuisé… En plus nous sommes obligés de revenir à Hydro Electrica à pied, le dernier train étant parti à 13 heure et Couic nous attendant pour aller pisser! Ce qui va nous faire 8 heures de marche dans la journée… avec retour de nuit! Même pas peur… Pour reprendre un peu de force nous faisons une halte au très bon restaurant français Indian Feliz. Comme son nom ne l’indique pas, le chef aux origines bretonnes est incroyablement sympathique, le décor délicieusement envoûtant dans le style « pirates des Caraïbes » et le menu délicieux. Une bonne quiche Lorraine, ça vous requinque un homme! Au moment de partir, le chef nous offre une bouteille d’eau gazeuse et un bâton de marche pour chasser les serpents… Et nous voilà de retour sur la voie ferrée, sauf qu’il nous manque juste le train! C’est donc parti pour pratiquement 3 heures de marche le long des rails. On croise bien deux trains mais malheureusement pas dans le bon sens. On arrive enfin à Hydro Electrica vers les 19h30 après deux heures quarante cinq de marche dont une bonne heure de nuit au milieu des lucioles. Pas fâchés d’arriver, une journée comme celle là pour des marcheurs d’opérette comme nous, ça va laisser des traces! Quatre jours après on a encore les mollets en feu!!! Mais le Machu Picchu le valait largement et si c’était à refaire, je le referai mille fois. Place aux photos.
image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

Sur la piste entre Santa Teresa et Santa Maria nous avons la chance d’assister en direct à notre premier derumbe (éboulement) qui heureusement ne va pas aller jusqu’à emporter la piste! C’était un petit éboulement mais impressionnant pour des novices comme nous. Le bruit des rochers dévalant la montagne est déjà terrifiant et quand on voit avec quelle facilité de gros blocs peuvent être éparpillés comme des fétus de paille, on n’ose pas imaginer ce que ce peut-être quand c’est un pan de montagne complet qui s’affaisse, une aluvión qui dise ici et se sont des milliers de tonnes de boues et de rochers qui dévalent dans les vallées anéantissant tous les villages riverains. Pour l’heure, seule la piste est obstruée mais les autorités vont intervenir avec une rapidité étonnante. L’éboulement est encore en activité que déjà un énorme engin de chantier est sur place en train de dégager la route de l’impressionnante coulée de boue et de l’amas de rochers obstruant le passage. Nous nous engouffrons aussitôt dans le passage dégagé avant qu’une autre coulée, plus importante celle là, ne risque peut être d’emmener totalement la piste. Après le tremblement de terre d’Antigua au Guatemala, nous venons une nouvelle fois, d’éprouver les manifestations de mécontentement de notre terre mère. Nous rejoignons sans tarder la route goudronnée, ce qui ne nous met pas à l’abri des nombreux derumbe dont on voit les traces un peu partout, mais on se sent quand même un peu plus en sécurité. Maintenant direction le canon del colca pour aller voir voler les condors!
image
image

image

image

La route pour arriver dans la vallée de Colca est une nouvelle fois splendide. On aura traversé la cordillère des Andes de multiples fois au Pérou et à chaque fois nous nous sommes régalés de nouveaux paysages, de nouveaux costumes et de nouveaux chapeaux locaux… Cette diversité est incroyable, les péruviens sont agréables, pas trop causants mais toujours souriants, ce qui est déjà beaucoup. Tiens, à propos, cent kilomètres avant d’arriver à Juliaca, juste après un péage, on en a trouvé un de très causant de péruvien, pas bien souriant sous son képi mais très causant! Il nous a parlé d’immobilisation du véhicule, de grosse muleta (amende), de délit, etc… Tout ça parce que on n’avait toujours pas pris d’assurance… Quand je vois, après la triste expérience des Buffard en Asie, à quoi ça sert de prendre une assurance dans certains pays, ça me fait un peu râler de payer pour aucun service, mais bon… Sur ce coup là, de toute façon on n’a plus vraiment le choix. Finalement, après une bonne discussion courtoise et une petite participation de 5 euros (20 soles) au « frais de carburant » du fonctionnaire compréhensif, on a pu repartir contre la promesse d’en acheter une à Juliaca, d’autant que le policier nous a prévenu, qu’avant la frontière, on aurait sûrement droit à d’autres contrôles.
Juliaca.
Quel bordel à traverser ses centre-villes, ils ne sont vraiment pas conçus pour la circulation automobile, mais avec de la patience, on y arrive quand même. L’agence principale de la SOAT, l’assurance nationale péruvienne se trouvant évidemment en plein centre-ville, on sillonne au millimètre près entre les tricycles à pédales, les piétons bourrés, les tricycles motorisés, les taxis, les bus et les coups de Klaxons ininterrompus. On arrive finalement heureusement à bon port, sains et saufs. S’aurait quand même été dommage d’avoir un accrochage en allant contracter une assurance! J’ai juste failli perdre Mich… Partie à pied poster les cartes postales pour nos chers parents, elle n’a pas pu se rendre compte que j’avais été obligé de changer de place de stationnement et alors que je l’attendais devant la poste elle me cherchait désespérément devant le marché central! Gros moment d’inquiétude des deux côtés et grosse engueulade aux retrouvailles… Ah des fois, il y a de l’ambiance dans Lapinou! On reprend donc la route les oreilles un peu bouchées jusqu’au cañon del colca.
image

image

image

image

image

image

On arrive au mirador de la Cruz del condor vers les 15 heures, juste à temps pour pouvoir assister aux vols des condors qui, d’après notre Lonely Planet, peuvent s’observer de 16h à 18h et de 8h à 10h le matin.
…16h… On en voit passer un à environ 6000m d’altitude, même à la jumelle tu vois qu’un point noir… puis plus rien! On admire le cañon del colca sous tous ses angles, je photographie un joli colibri en train de butiner puis regarde mélancoliquement le soleil disparaître derrière la masse montagneuse qui nous entoure…
Serions-nous en train de vivre un remake du parc des condors d’Otavalo en Équateur! On a payé la somme astronomique de 70 soles par personne pour avoir accès à la vallée del Colca et à ses condors et pour le moment le seul condor que j’ai vu de près, ici, était en bois…

image

Le lendemain 6h30
Nous avons bivouaqué sur le parking du mirador des condors, des fois qu’il y en ai un, insomniaque, qui aurait pris idée de venir frapper à la porte dans la nuit. Avec le beau clair de lune qu’il faisait, la rencontre aurait pu être sympathique. Mais à 6h30, la rencontre que nous avons fait avec deux blondinettes transies de froid et qui essayaient de se protéger du vent à l’abri de Lapinou était aussi sympathique! Je vous jure, fait bon être jeunes et inconscientes… Elles étaient parties, en bus, d’Arequipa à une heure du matin pour pouvoir être ici à temps pour assister au vol matinal du condor royal!… Je m’abstiens de leurs demander si elles ont pensé à prendre leurs masques à oxygène, parce que, à 6000 mètres elles risquent d’en avoir besoin… En attendant l’hypothétique vol du roi, on leur offre le café dans la chaleur de Lapinou. Merci le super chauffage à gaz installé par mon Sergio car, au réveil ce matin, si il ne faisait que 7° dans Lapinou, un quart d’heure plus tard il faisait 21°! Et puis, à 8h30, le spectacle a commencé. Un, puis deux condors ont commencé à poindre le bout de leurs ailes, en même temps que les cars de touristes d’ailleurs! Je me demande si ils ne sont pas télécommandés… Hier soir nous étions seuls, pas un seul condor et là, plus il arrive de cars de touristes, plus il y a de condors qui apparaissent d’on ne sait d’où, comme par enchantement… Doit y avoir une cage au fond du canyon! Ensuite tout va s’enchaîner et c’est bientôt une véritable colonie de condors qui se met à tournoyer au dessous et au dessus du site. Majestueux, ils passent et repassent devant nos yeux ébahis. Pas facile avec mon petit appareil de les cadrer mais j’arrive quand même à faire quelques belles photos. Il n’y a pas de doute, cette fois, le site mérite vraiment bien son nom et pendant une paire d’heures nous ne nous lassons pas d’admirer le spectacle. Ensuite descente rapide jusqu’à Cabanaconde pour admirer,d’un autre mirador, la vue sur une petite oasis au fond du canyon. On va passer notre tour pour la petite marche en descente de deux heures jusqu’à l’oasis… des fois que les mules prévues pour la remontée soient en grève! Mieux vaut être prudent, nos mollets commençant juste à redevenir indolores depuis la montée du Machu Picchu!
image

image

image

image

image

image

image

image

image

On refait la piste en sens inverse pour revenir sur le village de Chivay. La vallée de Colca, avec ses milliers de terrasses datant des incas et qui sont encore cultivées par les paysans, est multicolore et reste fascinante à détailler. Comme d’habitude, nous devons nous faufiler entre les moutons, les vaches et les ânes pour finir par arriver jusqu’au tunnel marquant la fin de la piste et notre retour sur le goudron. A chaque fois que nous roulons sur une piste nous sommes toujours autant ravis, de la parcourir que de la quitter! Le premier silence du goudron, après le brouhaha de la piste, est toujours un véritable moment de bonheur. Vive l’alternance! Sur le marché de Chivay, nous assistons au déchargement des carcasses d’alpaca de camionnettes frigorifiques derniers cris et nous nous laissons tenter par un ragoût d’alpaga entouré de ses fines pommes de terre qui nous tend les bras sur le bord du trottoir… Pas trop mauvais la bestiole! Certes ça ne vaut pas un bon agneau bien tendre de chez nous, (ça fait plus d’un an que je rêve d’un bon plat au four avec des côtelettes d’agneau!…), mais ça reste mangeable.

image

image

image

image

image

On essaye d’échanger Couic à deux mamies contre un bébé alpaca puis on part se chercher un petit coin de bivouac sympa au milieu des champs, sur le côté nord du canyon cette fois, avec vue sur le volcan Hualca Hualca (ça doit être un volcan pour les sourds…) Il lâche régulièrement de petits nuages de vapeur pour nous rappeler qu’il n’est pas vraiment complètement endormi…
En tous cas, ce n’est pas ça qui va nous empêcher de dormir… surtout après la corvée d’eau que je viens de me taper. On est en train de s’indigèniser… En effet, on s’est fait surprendre par le manque d’eau dans Lapinou et les réservoirs sont à sec. Donc, obligé d’aller dans les canaux d’irrigation des champs alentour avec mon petit seau pour remplir un peu nos réservoirs du précieux liquide… Ça va faire l’occasion d’utiliser le micropur que l’on a emmené de France et dont on ne sait pas vraiment servi jusqu’à présent! Après une bonne nuit au milieu de quelques mugissements bovins, nous continuons la piste jusqu’au « pueblocito encantado », en réalité un hôtel à touristes au bord du Rio avec des bains thermaux mais les paysans avec qui nous avons discuté hier soir nous ont indiqué des piscines chaudes naturelles qui sont juste un peu plus haute. Nous allons donc y faire trempette et j’y vais même tout habillé! Bon d’accord, ce n’était pas tout à fait volontaire, j’ai juste une croc qui a un peu glissé et je suis tombé comme une merde molle dans l’eau chaude… En tout cas, je peux vous dire que les appareils photos Olympus c’est du costaud! Hier je l’échappe sur un rocher, résultat la collerette du zoom déformée empêche la mise en route de l’appareil. Après un bon tripotage maison, c’était reparti pour un tour et aujourd’hui je tombe dans l’eau chaude avec… L’écran digital est plein de buée et après avoir fonctionné deux fois, l’appareil se met en rideau complet… Puis au bout de deux heures de séchage, tout se remet à fonctionner! Vive les Andes et vive Olympus !

image

image

image

image

image

On retourne maintenant près de Juliaca pour essayer de trouver la laguna Umayo et les ruines de Sillustani que nous n’avons pas pu localiser à l’aller. Soyons fou, après le village de Deustua, au lieu de continuer par la route goudronnée, nous décidons de prendre une piste au hasard qui devrait nous éviter de faire le détour par Juliaca pour arriver à la lagune. Va s’ensuivre 50 kilomètres de superbes pistes hyper roulantes à travers un altiplano agricole luxuriant. Nous traversons pleins de hameaux et nous nous orientons à la boussole car il y a pleins de croisements de pistes, nous essayons de suivre vaguement un cap plein Est. On essaye bien de temps en temps de se renseigner auprès des autochtones, mais là, c’est des purs… Soit ils ont peur et s’enfuient dès que le camion s’arrête, soit les seules paroles qui sortent de leurs bouches pleines de feuilles de coca sont des whooaaouu et comme ils ont souvent une serpette à la main, là, c’est la Mich qui s’enfuie en courant! De temps en temps on en croise quand même un qui tient un peu mieux la route et qui nous dit toujours: recto, recto! (Tout droit!) Finalement on arrive au bord de la lagune à la nuit tombée. Je n’y croyais plus mais sur ce coup là, la Mich a assuré grave, elle va peut-être pouvoir se recycler à l’IGN…
Pour le paysage, bin on verra demain car pour le moment c’est un peu la nuit noire… Surprise, surprise!

image

image

image

Demain
On doit commencer à être un peu blasé… La lagune n’est pas désagréable mais, bof ça ne reste finalement qu’une lagune parmi tant d’autres. Heureusement que la traversée de l’altiplano par les pistes 5 étoiles de hier, à la lumière du soleil couchant était envoûtante car personnellement, le détour juste pour la lagune et ses chullpas (tours funéraires) n’est pas enthousiasmant.

image

image

image

image

image

On met donc le cap sur le lac Titicaca! Le plus haut lac navigable du monde perché à 3800 mètres. Direction la péninsule de Capachica. Au bout se trouve le village perdu de Llachon et au bout du bout, après avoir suivi un semblant de piste à vélo qui longe en hauteur le lac, on arrive au hameau de Santa Maria. Heureusement, là où se termine le chemin monotrace que nous avons hésité parfois à poursuivre, se trouve une petite plateforme où je peux, moyennant plusieurs manœuvres, arriver à faire demi-tour. Ouf! Je ne me voyais pas trop refaire tout ce chemin en sens inverse. On va se poser là pour l’après midi et la nuit. Nous sommes juste en face de l’île Taquile et si le bleu du lac est effectivement particulièrement intense, le lieu où nous nous trouvons respire le calme, la sérénité, le bien-être. On aurait presque envie de s’y installer pour y passer une retraite paisible. Attention, j’ai bien dis « presque »!!! Mais c’est une des rares fois où la pensée de pouvoir éventuellement s’installer quelque part nous a autant interpellé. En plus, tout les gens que nous avons rencontrés lors de notre grande ballade le long du lac se sont montrés charmants, souriants, et particulièrement volubiles, dernier point qui, jusqu’à présent, n’a pas été très courant avec nous au Pérou. Donc, si les nuits sont plutôt froides sur les rives du lac Titicaca, les riverains semblent plutôt particulièrement chaleureux avec les ploucs! Notre séjour au Pérou tirant vers sa fin, demain ou après-demain nous devrions être à Copacabana en Bolivie, nous avons réellement été enchantés par ce pays mythique. Nous avons une nouvelle fois pu bivouaquer en toute tranquillité dans des paysages de rêve, d’une diversité inouïe allant des paysages de falaises maritimes à ceux des plus hauts sommets andins, avec toutefois une petite nouveauté, c’est qu’ici, il semblerait que se soit plutôt nous, les visages pâles, qui faisions peur aux indigènes que l’inverse! Quand on voit ce que les espagnols leur ont fait subir depuis le XVI siècle, cela n’est pas étonnant qu’ils en aient encore quelques stigmates mais pourquoi plus ici, au Pérou, qu’en Equateur ou en Colombie? On n’avait pas encore été confronté à cela, bien que dans ce sens, ce ne soit pas très dérangeant, car une fois l’indigène rassuré sur nos bonnes intentions, ou plutôt rassuré sur l’absence de nos éventuelles mauvaises intentions, tout devient alors calme, sécurisant et reposant. Le Pérou est donc mon coup de cœur actuel parmi les différents pays que nous avons déjà traversés d’Amérique du Sud.

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

Advertisements

Commentaires sur: "Le Pérou 4" (10)

  1. Stef Pab a dit:

    Encore magique!!!!!!!!!!!
    Stef.

  2. Merci Stef de nous suivre.

  3. salut les aventuriers
    c’est avec plaisir et un peu d’impatience(15 jours entre 2 compte rendu,c’est long),que je suis les pérégrinations de Lapinou,mais ce que vous vivez c’est super,et je découvre tous ces pays avec vous,merci pour le narrateur,c’est top
    Guy

  4. Malou Bruneton a dit:

    QUEL BEAU VOYAGE !!! un peu dangereux

  5. Malou Bruneton a dit:

    hier à la télé ils ont parlé du MACHU PISCHU, exactement ce que nous a décrit PHIL BIZ à tous les deux MALOU

  6. Malou Bruneton a dit:

    j’ai fait une faute MACHU PICCHU
    du haut du ciel MOMO vous protége !!

  7. Encore merci à tous de nous lire, ça fait plaisir de voir qu’il y a quelques impatients!
    Profitez en bien car ça va être bientôt le retour… Aujourd’hui la Bolivie, demain un tout petit peu de Brésil, un soupçon de Paraguay et une lichette d’argentine et on rentre enfin se reposer…

  8. Malou Bruneton a dit:

    nous n’avons plus de nouvelles vous allez bien? BIZ à bientôt de vous lire !!!!

  9. Oui Malou, tout va bien mais nous sommes en Bolivie et les connexions internet sont plus rares et de mauvaise qualité. En plus nous sommes dans le Salar d’Uyuni et partons pour les zones désertiques du Sud Lipez. Donc pas de nouvelle pendant encore une petite semaine. Portez vous bien et grosses bises à tous.
    Phil

  10. agnes a dit:

    bonjour a vous ..magnifique des photos toujours aussi magnifique merci a vous du partage ..agnes( boulot)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :