We have a dream…

Équateur 2

Équateur 2

Nous rejoignons la Panaméricaine en direction de Quito que nous contournons pour nous échapper le plus rapidement possible de cette vallée un peu trop peuplée et industrialisée pour nous. Nous montons à 3200 mètres pour aller nous baigner dans les termes de Papallacta. Bon, le site fait un peu gringo mais l’établissement thermal est haut de gamme et l’environnement agréable. Dommage que la brume soit un peu trop présente et nous cache la beauté des sommets qui nous entourent, ce qui n’empêche pas les joyeux capitalistes du coin de vouloir nous réclamer, après les 21$ d’entrée par personne pour les bains, encore 6$ pour pouvoir rester la nuit sur le parking. On continue donc, toujours plus haut, jusqu’à l’entrée du parc de Pacayan Coca où on va pouvoir passer la nuit gratuitement à 3800 mètres d’altitude mais dans une brume épaisse qui ne nous quittera pas jusqu’au lendemain. J’avais prévu d’aller pêcher dans les lagunes d’altitude mais vu le temps, on décide de retourner sur la Panaméricaine. Un peu avant le village de Lasso nous prenons une route sur la droite qui va nous faire faire une splendide boucle dans les Andes pour nous amener au point d’orgue de la journée, la laguna Quilotoa. Lorsque l’on quitte la Panaméricaine pour prendre la direction de Toacazo on se demande si on a fait un bon choix. La vallée est si immense et les paysages de montagne paraissent si dilués là bas tout au loin, que l’on ne voit pas vraiment ce que l’on va pouvoir découvrir d’exceptionnel. Et effectivement jusqu’à Toacazo, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un cochon, mais après… La route devient merveilleusement typique, les paysages, parfois légèrement nimbés de brumes joueuses, nous transportent d’une vallée à l’autre dans une ambiance irréelle. À midi nous nous arrêtons pour manger dans Lapinou, au milieu d’un kaléidoscope de cultures, tout en haut d’un col, entre deux vallées colorées à souhait.
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Puis nous reprenons notre route magique direction Sigchos où nous allons bifurquer sur la gauche pour prendre la piste menant à Zumbahua et passant par la fameuse Laguna Quilotoa. La piste est une nouvelle fois sublime, nous croisons un convoi de trois 4×4 français qui remonte sur l’Amérique du Nord mais nous n’avons malheureusement pas trop le temps de discuter car la piste est étroite et un autre véhicule arrive derrière nous juste à ce moment là! Nous continuons donc la piste dans un état d’extase permanent jusqu’à la lagune que nous atteignons juste au soleil couchant. Et là, je vais ressentir un nouveau coup de cœur pour cet endroit, dont la beauté profonde vient couronner cette superbe journée. Nous allons rester deux jours à nous laisser envoûter par cette atmosphère irréelle, par ce calme un peu surnaturel qui entourent ce lac volcanique perché à 3800 mètres d’altitude. Nous descendons plonger dans les eaux glacées du lac, 400 mètres en contrebas, par un petit chemin muletier. Avec JeanYves et Martine, des tourdumondistes, nous fendons les eaux glacées avec nos… kayaks! Vous n’avez quand même pas cru que nous allions exposer nos petites peaux d’occidentaux aux durs frima des Andes. Faut être né ici pour pouvoir y tremper un peton… Surtout qu’après avoir batifolé dans l’eau il faut remonter et là, c’est une autre histoire! Une demi-heure pour descendre en courant mais deux heures pour remonter! Déjà que pour le moment on ne puisse pas dire que l’on fasse beaucoup d’efforts physiques, là, à plus de 3000 mètres d’altitude, notre cœur crie très vite « au secours ». De petits pas en très petits pas et de petits paliers en gros paliers, nous rejoignons péniblement les sommets du cratère vers 14 heures. Nous allons rester ensuite vautrés dans Lapinou jusqu’au lendemain pour récupérer un peu… Nous avions prévu de faire le lendemain matin le tour de la lagune par le chemin dominant le cratère. 7 heures du mat, grand ciel bleu. Mich me sort du lit pour profiter des superbes panoramas avant que la brume ne se réveille. Nous voyons au loin le Pacha mama enneigé que les brumes vont bientôt recouvrir et nous partons gaiement faire le tour du cratère. Sauf qu’au bout d’une petite demi-heure, mal de tête et essoufflement ont rapidement raison de notre enthousiasme. Plouc un jour, plouc toujours! Et on retourne vite déjeuner tranquillement, bien au chaud, dans notre Lapinou. On a un peu confondu vitesse et précipitation… Le temps de se préparer tranquillement et notre copine la brume est revenue ventre à terre! On a bien fait d’en profiter ce matin, même si cela a été un peu bref.

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On reprend donc la route pour rejoindre la Panaméricaine et la quitter à Ambato pour se faire plaisir cette fois sur la plus haute route de l’Equateur qui va nous emmener au pied du Chimborazo (6310 mètres ) Ce soir, nous bivouaquons à ses pieds, au milieu des vigognes (espèce de lama sauvage) à 4200 mètres d’altitude. Le temps devient carrément frisquet, nous retrouvons Jean Yves et Martine qui nous y ont précédés. Le temps de discuter 1/4 d’heure dehors avec le gardien du parc qui refuse de nous laisser garer à côté de leur camping car (car il est plus de 17 heures et le parc est fermé…) et nous sommes gelés. Pas grave, j’ai repéré un chemin qui contourne la barrière du parc et hop, nous voilà garé à côté du Fiat avec le gardien qui arrive derrière nous en courant… Au bout d’un quart d’heure l’affaire est conclue, (il savait pas, le gardien, qu’un plouc c’est têtu…) maintenant il sait. Bon, on n’a toujours pas vu la tronche du Chimborazo car pour le moment il est un peu perdu dans le brouillard mais demain est un autre jour.
L’autre jour. Le Chimborazo a toujours la tête dans le brouillard, et même les pieds d’ailleurs. Dehors il fait 2°, dedans 18°! Qu’est-ce qu’on est bien dans notre Lapinou. On s’arrache quand même de notre cocon pour monter avec Lapinou jusqu’au pied du volcan à 4800 mètres. Ensuite on tente une petite randonnée pour essayer d’arriver jusqu’au pied des pentes enneigées en espérant que la brume va se dissiper. Ça grimpe dur et la première demi-heure est carrément difficile puis après, le corps doit peut-être s’habituer à l’altitude et ça va un peu mieux. C’est à dire que de 1/4 de kilomètre à l’heure on a du passer à 1/2… On monte jusqu’à un refuge en construction, l’absence de visibilité exacerbe notre ouïe et on écoute l’eau couler dans une ravine…avant de se rendre compte que ce sont des ânes qui montent des planches au refuge! On arrive ensuite près d’une réserve d’eau puis, avant de se perdre définitivement dans la brume, on décide sagement de faire demi-tour sans avoir pu voir la tête du Chimborazo. A cette altitude le corps fonctionne au ralenti et l’allume gaz ne fonctionne plus du tout… Pas moyen de se faire chauffer un petit thé! Heureusement que Supermich a pensé à acheter des allumettes sans quoi, point de salut! On avait déjà remarqué hier, à 4200 mètres, que la bougie du soir dans Lapinou semblait éclairer beaucoup moins et c’est Jean Yves qui va aujourd’hui nous en donner la savante raison avec démonstration de l’allume gaz à l’appui. Sans oxygène plus de vie et souvent pour les camping-caristes plus de chauffage. On croise les doigts, pour le moment le chauffage au gaz de Lapinou fonctionne parfaitement au moins jusqu’à 4800 mètres, c’est bien agréable. On retraverse un peu déçu le paramo (plateau andin) pour descendre jusqu’au village de Guaranda où il y aurait une route permettant de rejoindre directement Riobamba. On va mettre un moment à localiser cette route, qui finalement serait une piste étroite et peu praticable… En plus il se met à pleuvoir des seaux, alors on ne va pas prendre de risque et on refait la route en sens inverse pour retourner jusqu’à l’entrée du parc Chimborazo et prendre la route dans l’autre sens directement sur Riobamba. J’ai horreur de faire demi-tour et pendant une bonne heure je m’en veux de ne pas avoir tenté de prendre la piste, jusqu’au moment où nous essuyons une averse qui apporte de véritables torrents de boues sur la route goudronnée. Les voitures s’arrêtent devant les masses d’eau qui se forment sur la route et nous en profitons pour suivre un camion kamikaze qui nous fait la trace. Finalement on a peut-être bien fait d’éviter de prendre la piste… Cela nous aura peut-être évité d’avoir une vraie journée complètement pourrie!

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Nous prenons ensuite une transversale en direction de Macas. Très vite les paysages redeviennent superbes, la journée ne sera finalement pas complètement naze et le soleil se décide même à refaire une apparition. Nous faisons une halte aux Lagunas d’Atillo. Un groupe folklorique fait une démonstration de danse Quichua pour une émission de télé sur fond de lagune embrasée par le soleil couchant. Superbe! Par contre heureusement que le groupe apporte un peu d’animation car, si le site de la lagune est très beau, le parking d’accueil touristique, avec ses quelques cabanes misérables en tôle et ses installations d’accueil abandonnées, est lui carrément sinistre. On demande quand même à un fantôme si on peut rester là pour la nuit. On verra demain si on a fait le bon choix…

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Demain. Le choix était bon. Après une nuit tranquille nous nous réveillons au milieu de ce tas de cabanes abandonnées. Je ne sais pas ce qui est arrivé ici mais le spectacle de désolation est totale. Curieux pour un site qui pourrait être très touristique mais le lieu dans son ensemble paraît retourner à l’état sauvage. Même la route, qui est pourtant en très bon état, est déserte. Qu’est-ce qui va nous attendre à Maclas? Radiation atomique, tremblement de terre, émeute populaire, inondations, couvre-feu. Par ici le choix des possibles est assez vaste…
Wait And See…

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La route redescend dans la jungle équatorienne, nous aurions le temps d’apprécier le paysage puisque nous descendons sur le frein moteur en première, mais la brume va mettre un moment à se dissiper et c’est seulement arrivé dans la vallée que nous retrouvons la vue. Nous avons doublé un car de touristes du quatrième âge, ce qui nous rassure sur l’existence de notre destination, déjà l’équateur n’est pas entré en guerre avec l’un de ses voisins remuants… Nous faisons une halte pour midi dans le village de Sucua, ma foi fort charmant, avec ses grandes rues commerçantes très larges et son rythme de vie ralenti qui respire la sérénité. Sur la place centrale nous pouvons même profiter de la wifi et apprendre hélas, même si je m’y attendais un peu, de mauvaises nouvelles. La vie est courte alors ne vous la gâchez pas s’il vous plait. Nous reprenons songeur la route du Sud, direction Limon. Cette fois la route n’est plus bouchée, un pont est bien toujours en réparation mais il y a encore un passage possible sur une voie. Le soleil couchant éclaire les paysages tropicaux de sa lumière enchanteresse, dommage qu’il y fasse si chaud. Nous roulons jusqu’à la nuit pour rejoindre nos montagnes adorées et nous trouvons un parking pour la nuit dans la cour d’un petit restaurant perdu dans la montagne à 1630 mètres d’altitude. Ouf! On va pouvoir continuer à dormir au frais.
A Indanza nous quittons le bon goudron pour reprendre 50 kilomètres de piste qui devrait nous amener à Cuenca. Le premier versant que nous escaladons n’est pas formidable, la végétation tropicale est monotone et on n’est pas fâché d’arriver au col, au bout de deux heures quand même… Pourtant la piste n’est pas mauvaise mais ça monte grave, on passe rapidement de 1800 mètres à plus de 3000 mètres! L’autre versant est nettement plus captivant et semble un peu plus habité. On va croiser un élevage de truite qui me donne l’envie d’aller tremper la canne à pêche dans le torrent. On se pose donc pour casser la croûte au bord du ruisseau. Les saucisses étaient bien bonne… On repart sur Cuenca, la piste devient par moment beaucoup plus étroite et le précipice commence à devenir intéressant. Mich commence à couiner un peu lorsque je m’approche un peu trop à son idée du ravin. M’en fou, il est de son côté, lol… Il nous aura quand même fallu presque 5 heures pour faire 50 kilomètres. Content d’arriver dans la belle ville de Cuenca où nous trouvons un parcadero juste au début de la calle Bolivar, tout près du centre historique. Tout comme Sucua, les rues sont larges et il y règne une atmosphère bon enfant. Nous déambulons entre les nombreuses places qui hébergent toutes une église! Surprenant le nombre incroyable d’églises dans le centre historique. On avait pris comme repère pour retrouver notre parcadero l’église… Et au bout d’un moment on est un peu perdu au milieu de tous ses monuments mais on va quand même arriver à se retrouver. Comme sur beaucoup de place de petites villes en équateur, nous pouvons même profiter de la wifi gratuite pour mettre à jour le blog.

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Le lendemain nous mettons le cap sur El parque Cajas, une multitude de lagunes entre 3800 et 4200 mètres pleines de truites (qui disent sur le guide) nous attendent. Bon, à part une truite suicidaire, c’est surtout un bon gros orage de grêle qui nous a surpris en pleine ballade, donc retour un peu précipité sur Lapinou. Mais à 3800 mètres, pas facile de se précipiter, le cœur, il est pas d’accord… C’est donc trempés que nous retrouvons notre petit nid douillet. Bon d’accord, sur le guide il recommandait aussi de toujours partir avec un poncho. On a tellement pris l’habitude de ne plus croire les guides qu’à moitié que là, on s’est fait avoir. Pas grave, chauffage à fond et roule ma poule! On passe la nuit sur le parking intérieur du parc…pour 8$. A Cuenca on nous a déconseillé de faire du camping sauvage ici. Donc, bêtes et disciplinés… Pour une fois!
Couic a un gros coup de pompe… Altitude, problème intestinaux? On est inquiet, elle ne mange plus, ne boit plus mais curieusement dans la journée, il y a toujours un court moment où elle retrouve la pleine forme. On cherche un vétérinaire mais on est dimanche et ils sont tous fermés. On roule à travers de beaux paysages andins jusqu’à Vilcabamba, le village des centenaires où nous faisons la connaissance de deux sympathiques jeunes retraités, Annie et Jean-pierre qui voyagent depuis la Colombie jusqu’en Argentine. Le lendemain à l’aube, on fonce chez le véto avec une Couic anémiée. Après une journée passée dans les locaux de l’hôpital vétérinaire de Lojas où Couic a passé tout un tas d’examen, prise de sang, température, cœur, etc… le docteur en est arrivé à la conclusion suivante….. Couic nous fait une dépression!!!! J’y crois pas…. Après les enfants qui nous font de temps en temps faire bien du soucis, même le chien s’y met!!!! C’est fou le nombre d’êtres vivants qui refusent de voir la chance qu’ils ont et qui font tout pour se gâcher la vie…
Bon, finalement ils se sont quand même décidés à mettre Couic sous antibiotique et là, elle va tout de suite mieux! On est resté quand même deux jours à la clinique vétérinaire de Lojas, une infection intestinale apparemment. Demain on devrait pouvoir prendre la piste en direction du Pérou.

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Le demain c’est finalement transformé en une semaine… Avec des hauts et des bas et des aller retour journalier chez le vétérinaire du coin. Au bout de huit jours, Couic semble aller un peu mieux, bien aidée sûrement par les injections d’antibiotiques… Qu’a t’elle attrapé? Mystère et boule de gomme, nous allons reprendre la route et nous verrons bien, de toute façon, seuls les meilleurs s’en sortiront! Et Couic fait assurément partie des meilleurs. Nous avons profité de ce temps d’arrêt pour…ne rien faire! Ça vous surprend? Bin en tout cas, qu’est-ce que ça peut faire du bien, je vous assure, vous devriez essayer. Ne rien faire du tout, ne pensez à rien, apprécier juste le temps qui passe, lentement, apparemment immuable mais pourtant infiniment changeant. On va quand même faire la connaissance de Roméo, un boulanger français installé en Équateur depuis 18 ans et qui va nous indiquer un joli coin de bivouac perdu dans la montagne. La piste d’accès, avec passage à gué est sympa, on a évité de passer sur le pont car, déjà en hauteur, je n’étais pas sûr de passer et en poids le pont me paraissait quand même un peu léger… Donc, puisqu’il y avait un passage alternatif, inutile de prendre des risques et en plus, ça nous a permis de réaliser des photos sympas. Nous avons pu faire ensuite une marche sympa dans la montagne pour nous rendre compte encore une fois, que la vie grouille de partout, même dans les endroits les plus improbables. Que ce soit en fond de vallée ou accrochés sur les flancs des montagnes les plus pentues, on trouve toujours des espaces d’habitations, même au bout de multiples kilomètres de petits sentiers monotraces. Alors que nous approchons du sommet de la vallée après quelques heures de marche, pensant être seul au monde, loin de tout sentier carrossable, nous croisons una campesina qui redescend dont ne sait où, avec une cargaison de salade sur les bras… Quelle différence de culture et de niveau de vie entre les villages et les campagnes, séparés seulement par quelques mètres mais qui se rejoignent de temps à autre sur le marché dominical. On a vraiment l’impression parfois de remonter les siècles en seulement quelques heures, parfois même en seulement quelques minutes et ce qui interpelle le plus, c’est bien cet aller retour permanent entre le présent et l’antiquité, entre le pensable et l’impensable, entre notre monde et le monde. Est-il possible qu’il y ait encore une telle différence en cette heure de mondialisation à outrance? Bien sûr que c’est possible, et même heureusement que c’est possible, serais-je tenté de dire. Rien n’est plus déprimant que le gris de l’uniformité et il faut voir l’ hétérogénéité des multiples conditions de vie que l’on peut croiser en voyage pour être émerveillé par la capacité d’adaptation de l’homme à survivre dans le moindre recoin du monde. Ici, je ne tomberai pas dans un misérabilisme déplacé mais bien au contraire dans un souhait d’auto-satisfaction débridé. Lorsque l’on se rend compte des conditions de vie de beaucoup de personnes dans le monde, par respect pour toutes ses personnes, à partir du moment ou l’on a la chance d’être en bonne santé, d’avoir un toit, de l’eau courante, un moyen de chauffage et de l’électricité, on se doit d’être heureux.

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