We have a dream…

Le Costa Rica

Le Costa Rica

Nous avons franchi la frontière un peu avant le coucher de soleil, nous recherchons donc rapidement un coin de bivouac au bord du Pacific et nous nous échouons à Puerto Soley sur une superbe plage déserte que nous a indiqué le pompiste du coin. La Playa Soley est, parait-il, un lieu sûr et il y aurait même un poste de police à côté… Ce qu’il ne nous avait pas dit c’est qu’il y avait aussi 6 kilomètres de piste pour y arriver et nous nous y installons donc de nuit. On va supposer que c’est bien la bonne plage et qu’il y a bien un poste de police pas loin… On verra tout ça demain. De jour la baie est sympa, quelques oiseaux ressemblant presque aux mythiques quetzals viennent nous saluer mais il fait chaud, il y a des moustiques le soir et un vent violent c’est levé. Nous décidons de ne pas nous éterniser ici et de prendre la direction des montagnes pour retrouver la fraîcheur qui nous va si bien. Direction le lac Arenal en passant par la piste qui mène au volcán Ténorio pour aller voir le Rio Céleste dont les eaux bleues, colorées par les gaz du volcan sont paraît il d’un turquoise tout ce qu’il y a de plus intense. Au fur et à mesure que l’on monte, nous quittons la zone des forêts pluviales pour entrer dans celle des forêts nuageuses… Alors bien sûr, il pleut et il y a du brouillard! La piste qui mène au parc national du volcan est raide et pas très bonne. Je prie pour qu’il n’y ait pas eu de glissement de terrain car avec la pluie qui tombe parfois violemment et les passages sur des petits ponts bétonnés qui doivent être très vite submergés en cas de crue, ça risque de ne pas être facile de faire demi-tour si la piste devient impraticable. Nous arrivons finalement comme d’habitude en fin d’après-midi à l’entrée du parc. Nous pouvons passer la nuit gratuitement sur le parking et en plus il y a même du wifi! On est dans un coin perdu en pleine montagne et il y a de la wifi, magique. Bon, pas magique très longtemps car le débit est tellement nul que j’arrive à peine à pouvoir lire mes mails mais ça me suffit. Pendant la nuit il tombe encore des trombes d’eau et il en sera ainsi également toute la journée suivante. Dieu aurait-il programmé un remake du déluge? Nous en profitons pour nous offrir une journée complète à rien glander. Qu’est-ce que ça fait du bien! Troisième journée sur place, il pleut toujours… Là, on commence quand même à trouver le temps un peu long. Perception donc des bottes de pêches et des ponchos et on part à l’assaut de la jungle pour aller voir cette fameuse lagune d’un bleu intense et essayer de voir quelques animaux sauvages. Bon… La balade d’environ deux heures est sympa mais l’eau colorée par le volcan est diluée par la pluie. C’est ainsi que le bleu turquoise intense a virer à un bleu pastel pâlichon… Quand à la vie sauvage, même en s’arrachant les yeux sur le mirador d’observation, on n’a pas vu la queue d’un âne! Seul lot de consolation, un « Morpho » (gros papillon bleu) à se mettre sous la dent. Nous repartons le lendemain par une nouvelle piste en direction du lac Arenal. Nous retrouvons le soleil dans la descente, la piste est devenue bien meilleure puis la route qui serpente dans une campagne vallonée et verdoyante est particulièrement agréable. Le tuyau que nous a donné Fidel, l’autrichien rencontré sur la Playa Soley, un coin pour bivouaquer au bord du lac est paradisiaque. Quand on arrive au village de Nuevo Arenal, il faut passer dans le sens de la descente devant la « German Bakery » puis prendre une fois à droite et deux fois à gauche. Il n’y a pas plus simple. On s’engage sur une sorte de chemin qui débouche sur un immense terrain gazonné avec une rampe d’accès au lac pour décharger les bateaux de plaisance. C’est gratuit et on peut se poser où on veut au bord du lac… Bon, j’ai évidement été chercher un super coin pas possible d’où on n’a jamais pu remonter! Pas grave, cela m’a permis de tester mes super chaines pour la neige qui se sont avérées super efficace dans la boue!

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En lisant le blog des Maringottes j’ai découvert un lieu sur la route du volcan Poas où on peut observer de très près les colibris, ses merveilleux oiseaux-mouche qui me fascinent depuis notre entrée sur le territoire américain et que je ne suis pas encore arrivé à prendre en photo. Se sont les plus petits oiseaux du monde et ils peuvent voler en stationnaire avec des battements d’aile d’une cadence d’environ 60 mouvements par seconde qui rappellent un peu le bourdonnement d’une mouche. Chaque fois que j’ai été confronté à la visite d’un colibri, j’ai toujours ressenti un immense moment de bonheur, fugace mais intense. Tout se passe toujours très vite, le colibri pouvant se déplacer jusqu’à plus de 70 km/h, il est très difficile de le suivre à l’œil nu. On entend donc le bruit du battement de ses ailes qui annonce sa venue, puis soudain il est là, juste en face de votre visage, pendant une ou deux secondes le temps semble s’arrêter. Il va rester là, à vous observer en vol stationnaire pendant que vous retenez votre respiration puis, le temps d’un clin d’œil et il aura disparu aussi magiquement qu’il avait fait son entrée.
El Jardin de la cascada de la paz est une sorte de zoo aménagé par des américains il y a une dizaine d’année en pleine jungle. À priori c’est le genre d’endroit qui me fait fuir mais les photos mises par Françoise sur son site me font rêver. Donc on va passer au dessus des à-priori et se faire une idée personnelle de la chose. Gloups, 35$ l’entrée par personne, on est bien en terrain américain! Heureusement l’accueil est sympa et on peut même passer la nuit gratuitement sur le parking de l’hôtel. La visite est annoncée pour une durée moyenne de 1h30, nous allons y rester 5 heures! Le lieu est merveilleux, on peut approcher et toucher une quantité phénoménale d’animaux tropicaux qui habitent la jungle mais que l’on ne peut pratiquement jamais voir. C’est ainsi que nous avons pu prendre dans nos bras des toucans, des perruches, tripoter la queue d’un puma ou d’un tapir, s’immerger dans des nuages de papillons, parler à des grenouilles pour le moins étranges et enfin, essayer d’entrer en communication avec les merveilleux colibris. Ils sont retenus dans un espace ouvert par la présence d’un poly nectar dont ils sont friands et quand vient la fin de la journée, on peut même prendre en main des petits réservoirs de nectar sur lesquels viennent se poser les colibris que l’on peut ainsi observer d’on ne peut plus près. Extase totale. Encore un moment majeur de tentative de communion avec ce monde si mystérieux qui nous entoure. Pour l’heure il nous faut avancer sur Panama et nous quittons la fraîcheur agréable de la cordillère de Tilaran pour rejoindre la chaleur moite des côtes du Pacific. Nous roulons le long de la côte jusqu’au pont de Tárcoles d’où l’on peut apercevoir toute une tribu de crocodiles. Jamais vu de monstres aussi gros. Les alligators de Floride peuvent passer pour des poids plume et aller se rhabiller. Au coucher de soleil nous voyons une barque à touriste s’approcher et accoster sur la rive à une centaine de mètre de la pile du pont où est regroupé le gros de la troupe. Aussitôt quelques croco affamés se glissent silencieusement dans le courant pour aller à la rencontre de l’intrus. Le guide met les pieds à terre et avec un morceau de poulet se met à frapper le sol. 30 secondes plus tard une tête sort de l’eau et un énorme mastodonte se hisse sur la plage, bientôt suivi d’un deuxième puis d’un troisième. Il ne vont faire qu’une bouchée du demi-poulet mais laisser la vie sauve à la main nourricière…pour cette fois! Les accidents sont rares, parait-il et c’est plutôt quelques bouts de pieds qui peuvent arriver à disparaître. On n’ira pas vérifier de près. Vive le zoom optique 24x! On va longer ensuite la côte Pacific, faire une halte pour la nuit sur la plage merveilleuse de Pinuela dans le parc Las Ballenas pour aller ensuite se poser quelques jours à Puerto Jiménez. Un Chouette petit camping sympa (chez Adonis) en face du bar Los Delphines nous accueillent. Nous tenterons bien une expédition en canoë pour voir quelques crocodiles dans la mangrove, pour aller nager avec les dauphins et pour pêcher un peu mais cela va être choux blancs sur toute la ligne. Pas vu la queue d’un croco, ni la nageoire d’un dauphin. Quand aux poissons, si on en a vu beaucoup s’agiter frénétiquement aux abords des kayaks, aucun n’a daigné venir partager notre repas! Mais comme il y a toujours un lot de consolation, alors que nous rentrions face au soleil couchant, nous avons pu assister, juste sur le côté de nos kayaks, à deux superbes sauts de bancs de poissons, dont le reflet des écailles dans le soleil couchant associé au bruit incongru d’une soudaine cascade imaginaire se déversant dans cette étendue d’eau parfaitement plane nous a transcendé pendant de longues minutes. Les 100$ que nous avons du débourser 5 minutes plus tard pour cette balade en eau salée se sont chargés de nous ramener rapidement sur terre… Ce soir, au lieu de poissons grillés se sera boulettes au menu… Sans menthe mais délicieuses quand même les pourpettes de Pantoufla John’s comme Mich c’est-elle même appelée après une petite ballade dans la jungle en tongue… Toujours le bon équipement quand il faut! Le soir, discussion avec deux kamikazes anglaises qui remontent de Bolivie jusqu’au States en vélo! Chapeau bas les filles mais moi je n’échange pas mon Lapinou contre vos vélos. Demain nous filons à l’assaut du dernier pays d’Amérique centrale, le Panama, pour se trouver un coin au frais afin de préparer notre traversée pour la Colombie qui va marquer la troisième partie de notre voyage américain.

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Commentaires sur: "Le Costa Rica" (3)

  1. Mathieu me dit je reconnais pas phi phi parce qu’il a des cheveux maintenant bises à vous 2

  2. Salut les touristes, vous avez bien fait de ne pas manger les cuisses de grenouilles, elles avaient de drôles de couleurs!

    • Il faut mieux effectivement éviter de les manger car les indiens se servent de leurs poisons pour chasser…
      Plus loin, au Panama, on a été voir de nouvelles grenouilles dont certaines sont non seulement venimeuses mais également affreuses et dignes de tourner dans des films d’épouvantes! De quoi faire des cauchemars et te dégoûter des cuisses de grenouilles.
      Bises à tous
      Phil

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