We have a dream…

Le Guatemala / site de Yaxhá et site de Tikal

Dès le premier jour nous retrouvons le sourire, mon tri jumeau commence à me laisser tranquille, les gens sont souriants et nous nous arrêtons à Yaxhá, petit site archéologique maya pas très connu, perdu dans la jungle près de la frontière. Pour y arriver nous prenons une piste détrempée sur une bonne dizaine de kilomètres qui nous emmène au cœur de la jungle. Mich voudrait bien que l’on fasse demi-tour car elle a peur que nous ne puissions remonter certaines pentes vraiment glissantes et défoncées mais je suis porté par ce goût de l’aventure qui nous a déjà amené jusqu’ici et je ne vais sûrement pas m’arrêter là. C’est vrai que vu l’état de la piste dans certaines descentes, il n’est vraiment pas sur que l’on puisse remonter mais demain est un autre jour et comme il devrait être maintenant meilleur…il ne devrait pas y avoir de soucis!
Bon, le mythe d’Indiana John va bientôt en prendre un petit coup mais nous arrivons finalement dans un endroit comme j’en ai toujours rêver. Un parc national perdu au milieu de la jungle, inaccessible aux cars de tourisme, au bord d’une lagune, avec des ruines maya partiellement dégagées de l’inextricable jungle qui nous permettent de voir tout le travail nécessaire pour rendre un peu de vie à tout cet amas de pierres enfouies sous des tonnes de terres et réduits aux statuts de buttes par des arbres tout puissants alliés aux forces de la nature, le vent, l’eau et le soleil, qui finissent le travail de nettoyage de toutes la pollution laissée par les humains. Difficile de reconnaître ici une pyramide ou un quelconque monument sous ses tas de terre que seul un écriteau avec un dessin, représentant le bâtiment supposé dans sa définition lors de la splendeur du lieux, permet d’imaginer. Il faut bien cela pour stimuler notre imagination et se représenter le site en activité il y a plus de 1000 ans… Quoi qu’il en soit, aujourd’hui nous pouvons enfin véritablement jouer à Indiana John, parcourir une jungle presque sauvage, escalader les ruines et les buttes pour découvrir un ensemble de bâtiments monumentaux au milieu des cris des singes hurleurs et du chant des toucans. La présence de la lagune, avec ses crocodiles, finit de planter le décor. Ça y est, nous y sommes! Devant ses pyramides monumentales, sans aucun touriste pour venir ternir le spectacle ou faire fuir les singes, nous pouvons rêver. Le camping du site archéologique, compris dans le prix d’entrée du parc, est situé au bord de la lagune. Nous y passons une nuit, en profitons pour goûter les fruits d’une espèce de palmier local qui ressemblent à des mini noix de coco puis, comme les chiens sont normalement interdits sur le site et que nous ne pouvons théoriquement par sortir Couic de Lapinou, nous retournons nous installer dans l’Ecolodge de Gabriella qui se trouve juste à l’entrée du parc. L’endroit est aussi paradisiaque que le site archéologique et nous allons y rester gratuitement pendant 3 jours. Gabrielle, d’origine italienne, a modelé le site depuis plus de trente ans et c’est un véritable havre de paix que l’on trouve maintenant enchâssé au cœur de la jungle et au bord de la lagune. La taille familiale de l’ensemble, loin des complexes américains qui modifient complètement la physionomie des sites, nous convient parfaitement. Gabriella s’occupe des lieux avec l’un de ses fils et deux familles d’indigènes qui on trouvé là un travail inespéré. El Sombrero est le nom de cet écolodge de rêve que nous ne pouvons que conseiller à tous les voyageurs de passage dans le coin, nous y avons rencontré des guatémaltèques bien sur, mais aussi des italiens, des français, des béliziens (?) et même une anthropologue locale qui avait passé deux ans en Alaska chez les Inuit! En bref, comme pour le Mexique avec Astrid et Anto, nous avons pu, dès notre entrée au Guatemala, nous imprégner du pays et établir grâce à tous ses gens, l’itinéraire qui nous manquait pour aller tranquillement visiter quelques unes des merveilles du Guatemala.
…Dimanche 29 décembre 2013…Le seul problème, ici et maintenant, c’est qu’il a beaucoup plu cette nuit, et la nuit précédente et toutes les nuits précédentes! On comprend facilement pourquoi le coin est si vert…pluie et chaleur aide bien la végétation à croître rapidement, mais bien que la saison des pluies soit théoriquement terminée depuis novembre, il pleut exceptionnellement encore presque toutes les nuits et la piste d’accès de 10 kilomètres pour rejoindre la route goudronnée est plus que défoncée…Il n’y a d’ailleurs, sur le parking du lodge, que des 4×4 de garés car l’accès est actuellement impossible à des voitures de tourisme classique. Allez Lapinou, il va falloir leur montrer ce que tu as dans le ventre!!!
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…Et Lapinou n’a pas démérité!
Dans une montée défoncée avec des ornières de boue à y enterrer un âne, Lapinou a forgé sa trace d’une voie sereine. La polyvalence de Lapinou sur tous les types de terrain est incroyable. Pour le moment nous n’avons eu besoin d’avoir recours qu’une seule fois à un tracto-pelle pour nous sortir d’un banc de sable en basse-Californie et encore, si j’avais bien voulu dégonfler les pneus je serais peut-être arrivé à me débrouiller tout seul. Je donne donc en cet fin d’année un bon 21/20 à notre Lapinou de rêve, avec la mention spéciale:  » il serait agréable que Lapinou puisse continuer sur la même voie pour l’année 2014!  »
Revenus sur la route goudronnée nous prenons la direction de Santa Hélena où nous trouvons facilement le dépôt de gaz pour faire recharger notre bouteille qui nous a lâcher hier. Encore un grand merci à Gabriella car sans ses indications il aurait vraiment été impossible de le trouver. Nous refaisons le plein d’eau dans une station service et le plein de bouffe avant de repartir s’enfouir dans la jungle. Direction le site archéologique dont tous les guides, tous les touristes et tous les voyageurs parlent en termes élogieux, le fameux site de Tikal!
Une petite parenthèse, je parle peut être souvent de recharge de gaz (au moins une fois tous les deux mois…) et de remplissage d’eau. Autant chez nous, ses deux postes semblent anodins et indignes d’une ligne dans n’importe quel texte, autant pour le voyageur en camping car, ses postes deviennent primordiaux. En effet, difficile de voyager loin de tout sans pouvoir ni se chauffer ni cuisiner ni se laver, et si en Europe il suffit d’ouvrir le robinet pour avoir de l’eau ou du gaz, dans bien d’autres pays c’est encore un luxe inabordable pour la majorité de la population. Quand à nous, si ce n’est pas un problème d’argent pour avoir l’eau et le gaz à tous les étages de Lapinou, c’est plus un problème d’approvisionnement qui peut nous préoccuper, car remplir les réservoirs de 200 litres d’eau avec une cruche…bin c’est long! (Plus d’une heure!) et trouver une usine qui recharge les bouteilles de gaz peut imposer un détour de plusieurs centaines de kilomètres sur des routes défoncées sachant qu’ ici on ne compte jamais les distances en kilomètres mais en heures, avec une marge d’erreur qui peut aller du simple au triple…Quel luxe inouï nous avons à notre disposition en Europe!
…Bon ce soir, le plein d’eau et de gaz fait, nous couchons gratuitement sur le parking de l’Hotel Jaguar Inn sur le site de Tikal. Il y a bien une sorte de camping sur place mais qui nous réclame 50 quetzals par personne (soit 10 euros pour nous deux) pour un service minimum dont nous n’avons pas besoin! Donc on a filé en face sur le parking gratuit de cet hôtel. Les guides locaux nous ont annoncé commencer leurs services à partir de 4 heures du matin!!!
Ils sont tombés sur la tête ses guatémaltèques! Demain on va essayer de se lever à 6 heures…mais il n’y a rien de sûr!
…Demain matin, 6 heures on est debout! Si,si, c’est pas des bobards! Le temps est grisâtre, donc pas de remord d’avoir raté le levé de soleil et on ne devrait pas avoir trop chaud pour visiter la 7eme merveille mondiale. On attaque le site de Tikal vers les 7h30. D’après tous les routards et tous les guides, c’est le site à ne pas manquer…D’après les ploucs il ne faut pas avoir vu les sites mexicains de Toniná, de Palenque ou de Teotihuacán ni surtout le site guatémaltèque de Yaxha juste à côté de Tikal pour pouvoir faire une comparaison au détriment de Tikal. Les monuments et les sculptures de Tikal sont en très mauvais état de conservation ou de restauration, très peu de sculptures sont encore présentes, l’entrée du site est hors de prix, le plus cher que l’on ait payé jusqu’à présent: 150 quetzals soit 15 euros par personne! Plus le camping qui finalement n’était pas gratuit soit encore 50 quetzals par personne, cela fait cher la visite par rapport au site voisin de Yaxha ou l’entrée est de 80 quetzals par personne, où le camping est gratuit et où le contact avec les locaux est beaucoup plus sympathique et authentique car pas encore déformé par la masse touristique. Quand on pense que, à Tikal, les locaux payent l’entrée sur le site 25 quetzals…et les extranjeros, dont nous faisons partis, 150 quetzals! On a vraiment l’impression de passer pour la poule aux œufs d’or! Faudrait juste voir à pas la tuer… Donc chut! Continuez tous à aller à Tikal pour ne pas pourrir le site de Yaxhá…
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Nous prenons maintenant la direction de Rio Dulce où nous devrions trouver des sources d’eau chaude. Nous faisons une halte pour la nuit à la Finca Ixobel, un peu après le village de Poptún. Nous voyons nos premiers perroquets aux si belles couleurs éclatantes, bleu, jaune, vert et rouge, ils sont superbes…mais malheureusement dans une volière! Difficile de voir la faune qui squatte la canopé de la forêt équatoriale car elle reste bien à l’abri de cet abruti de touriste, tout la haut sur les dernières branches des arbres à plus de 70 mètres de haut…Autant vous dire que, même quand un guide vous montre une perruche, c’est pas une perruche que vous voyez, mais tout juste une tête d’épingle! Et si par hasard vous arrivez à voir un singe hurleur, je dis bien voir, car si à entendre ce n’est vraiment pas un problème par contre à voir c’est plus compliqué, et bien lorsque vous êtes enfin arrivés par bonheur à le localiser ce mono aullador ,
_ …soit il vous chie sur la tête (…si,si, c’est même écrit en gros à l’entrée de Tikal et il faut bien y faire attention car si ça vous arrive, ce n’est pas des merdes d’oiseau qui vous tombent dessus… et en plus ça éclabousse grave!),
_ …soit vous voyez au maximum une tête de nœud! …Bien sur ça dépend du nœud, c’est toujours un peu plus gros que la tête d’épingle mais il n’y a pas de quoi fouetter Babette! Donc ne pas oublier les jumelles ou l’appareil photo avec un bon zoom (au moins zoom optique de 24 fois) et la pommade anti torticolis. Avec tout cela vous êtes assurés de ramener de belles images et pourrez faire croire que vous avez approché la faune sauvage de très près au péril de votre vie, ce que les frileux pantouflards n’hésiteront pas à croire l’ombre d’une seconde puisqu’il est déjà si dangereux de parcourir ses pays sans foi ni loi!
…Tiens je suis bien en forme ce soir! Faudrait peut-être que je me calme un peu, il y a peut-être des enfants qui lisent ce blog de ploucs, des petits enfants j’entends, parce que des grands enfants je sais qu’il y en a pas mal qui le lisent le soir, confortablement installés dans leur fauteuil…, je ne citerai pas de nom mais j’ai la liste et ils se reconnaîtront! …Et sachez que cela me procure beaucoup de plaisir de savoir que je peux vous en transmettre un peu ses certains soirs là!
Allez, bonne année à toutes et à tous, merci de continuer à nous lire, à supporter mes élucubrations diverses et à nous glisser de temps en temps des petits mots d’encouragement… Aller les rois du silence, on s’énerve un peu sur le clavier!

Une petite citation pour finir cette d’année et réchauffer les plus frileux…
« La vie est un exercice très dangereux dont personne n’est jamais sorti vivant » …à méditer!

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Commentaires sur: "Guatemala site Yaxhá / Tikal" (3)

  1. Malou Bruneton a dit:

    Salut Phil et Mich ! Quel plaisir de voir ces photos magnifiques ! On vous envie vraiment. C’est très rigolo car j’ai des amis stéphanois qui sont au Guatémala en ce moment et notamment à Tikal. Si jamais vous voulez entrer en contact avec eux c’est Josselyne Debard (sur facebook, Lycée Simone Weil) son mail : joss427@hotmail.com, c’est une baroudeuse comme vous qui est partie en Amérique du Sud (Argentine) en décembre 2012, depuis elle vadrouille et d’autres copines sont parties les rejoindre le 02 janvier. N’hésitez pas à les contacter, elles ont la cinquantaine et sont pleines de bouillon, comme vous !
    A très bientôt, profitez bien !
    Des bises
    Sandrine Bruneton et la famille !

  2. Merci
    Je leur ai envoyé un message, si nos routes se croisent nous pourrons parler des Bruneton au Guatemala….
    Bises à tous
    Phil

  3. DE BASTINAI a dit:

    BONJOUR LES AMOUREUX de la vie, de la nature, les amoureux tout court
    Ici nous avons un hiver pas trop froid, moins de neige, ce qui nous couvient
    très bien…j’espère que cela continuera…
    oui, nous ne sommes pas très bavard, surtout Hervé
    Il bavarde beaucoup mais sur le net, ce n,’est pas pour lui, sauf sur les forums, tu images…
    Merci pour vos photos toujours aussi splendides, vous nous donnez l’envie de partir
    au soleil mais pas si loin que vous.
    Bises, et prenez soin de vous…
    SYLVIE

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