We have a dream…

Temazcall et Popocatepec

Comme toujours même les choses pas forcément captivantes peuvent entraîner d’autres événements beaucoup plus palpitants. Nous profitons de la journée nécessaire à la réparation de la durite de frein de Lapinou pour faire quelques courses dans le village avec Amandine et Vincent et ceux-ci repèrent une pancarte annonçant un Temazcalli…
Quezaco?
Amandine et Vincent sont bien chauds pour aller en faire un et, Lapinou ayant retrouvé ses freins, (non sans mal…) nous voilà partis à la nuit tombée à la recherche de ce fameux Temazcalli…Le chemin est sombre et longe des champs immenses de Nopal, un cactus qui sert à faire pas mal de choses et qui se mange aussi. Nous sommes en pleine campagne et arrivons enfin devant un portail…fermé par une grosse chaîne! De la lumière filtre un peu à travers les bâtiments au fond de la cour mais personne ne se manifeste. Nous klaxonnons discrètement puis avec plus d’entrain…comme à la sortie d’un match de foot par exemple! Faut bien se défouler de temps en temps et au Tut Tut de Lapinou, le Pouèt Pouèt du Chevrolet de Vincent répond avec une combinaison de rythmes de plus en plus sophistiqués… Ce petit moment de délire passé, toujours personne en vue! Nous faisons donc demi tour, à la recherche d’un endroit tranquille pour passer la nuit. Pas facile de trouver l’endroit idéal et du coup nous décidons au bout d’un moment de retourner tenter notre chance devant le Temazcalli, dans le pire des cas nous pourrons toujours coucher devant le portail…Toujours personne mais cette fois, au bout d’un moment, quelqu’un s’approche de nous sur le chemin… C’est Alfredo, le propriétaire des lieux et chaman de son espèce qui revient tranquillement à pied du village, et une porte sur l’univers va s’ouvrir de nouveau à nous. Nous allons vivre une expérience mystique intense en participant avec Alfredo à un Temazcalli, sorte de sauna avec des pierres de lave et des herbes au cours duquel on se purifie et tente de s’harmoniser avec l’Univers. Alfredo est maître de la cérémonie et nous nous laissons porter par le rythme du tambourin et des maracas. La voix d’Alfredo, la vapeur, qui passe à travers les herbes médicinales pour venir se déposer sur nos corps enduits de sèves de cactus et d’argile, le son d’un tambour qui vient de loin, de l’extérieur du four dans lequel nous nous trouvons, la respiration qui devient lourde des êtres qui nous entourent, tout cela nous transportent dans un monde parallèle où chacun peut évacuer ses peines et évoquer ses désirs. Nous redevenons simples éléments de la terre, citoyens du monde et égaux devant l’Univers. La notion de temps et d’argent n’existe plus, seul notre respiration et celle des autres prend de l’importance.
Quatre heures plus tard nous ressortons allégés de nos fardeaux. Ométhéo. Quouali quouali.
Merci Alfredo pour ta sagesse et ton hospitalité.
Qué te vaya bien.

image

image

image

image

image

image

image

image

image
Puisque nous sommes en terrain volcanique nous décidons avec Amandine et Vincent d’aller maintenant caresser les pieds du volcan Popocatepec. Nous allons nous perdre dans les traversées de petits et grands villages pleins de topes et le bivouac de ce soir se fera sur le parking d’une station Pemex avant d’arriver le lendemain au pied du graal. Nous dénichons sur la piste qui rejoint Puebla une petite clairière, au milieu des pins avec vue sur les deux volcans, idéale pour un nouveau bivouac de rêve. Feu de camp, saucisse de poulets, ballade au clair de lune, discussions sur le monde et l’Univers et le temps s’écoule dans toute sa splendeur. Au matin, soleil et givre illuminent le paysage montagneux qui nous entoure, nous sommes à 3600 mètres d’altitude et les nuits sont fraîches. Le guerrier Popocatepec émerge des brumes et de petits panaches de vapeur s’échappent sporadiquement de son antre. L’immense énergie vibratoire du lieu est aisément ressentie, le soleil joue avec la brume pour donner vie à ses perceptions intra sensorielles et dans un souffle rauque, la terre semble répondre à mes interrogations, un nuage épais de vapeur s’élève maintenant au dessus du volcan, la terre, notre mère vient de me répondre.
Nous restons tout le matin dans notre prairie à profiter du soleil et de cette énergie bienveillante. Nous sommes idéalement à plus de 4000 mètres sans avoir fait un pas!

image

image

image

image

image

image

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :