We have a dream…

GUANAJUATO

Très belle ville typique construite sur un ancien site minier. Il y a tout un tas de rues souterraines utilisant les anciennes galeries de mines qui forment un dédale souterrain où il est facile de se perdre (dixit le guide du routard). À l’entrée de la ville des rabatteurs en moto attendent les touristes pour les guider. Ici, leur aide est indispensable et nous arrivons donc facilement à un trailer Park sympa sur les hauteurs de la ville au lieu de moisir au fond d’un tunnel… Impossible de savoir si c’est bien celui de Moriss, recommandé par Claude et Dominique, mais il nous convient parfaitement. Sommaire mais full hookup quand même et on y jouit d’une belle vue surplombant la ville et de bonnes douches chaudes pour 160 pesos. On y retrouve même Gérard et Françoise, vu à El Fuerte et qui sont arrivés ici une heure avant nous! C’est marrant comme le monde est petit, peut-être que demain on va croiser mon Didou dans les rues de Zipolyte…
Pour l’heure nous descendons en ville à la rencontre de cette atmosphère bon enfant que l’on trouve encore dans ses petites villes touristiques. Les très petites rues très pentues sont vraiment très typiques. Le centre est relativement étendu et occupé par une multitude de monuments, d’églises et de statues. Un entrelacs de ruelles permet de se promener agréablement et de flâner entre les jardins publics. Nous faisons un crochet par la fameuse rue du baiser, la rue la plus étroite du village où il est possible de s’embrasser d’un balcon à un autre! Le coin a été transformé en attraction touristique avec création d’une légende et les badauds se pressent pour prendre la fameuse photo. Surtout que l’abruti de maire du coin a pris un arrêté interdisant de se faire des bisous dans la ville ailleurs qu’ici…Tout ce côté attrape nigaud me gave un peu et alors que je suis près à monter les escaliers Michèle en est encore au début de la queue à écouter la légende que racontent quelques rabatteurs locaux… contre une petite propina bien sur. Moi, j’embrasse où je veux et quand je veux, non mais alors! C’est quoi ses âneries!
Bon, on l’aura quand même vu cette ruelle, plus glauque que romantique, en tout cas rien à voir avec le pont des soupirs de Venise, surtout que, comble de l’ironie, je finis dans les bras de Don Quijote! Toutes les récupérations sont bonnes pour attirer le touriste, dommage car le site est naturellement si beau qu’il n’a pas besoin de toute cette mise en scène. Le lendemain on participe à un tour de la ville organisé…Aille aille aille! L’orientation est plus que commerciale, avec la visite de nombreuses boutiques de souvenirs, que réellement culturelle mais le matin passe agréablement. Notre chauffeur nous conduit au monument de Pipila d’où l’on domine toute la ville, puis en passant par le dédale des rues souterraines nous arrivons sur le site d’une ancienne mine d’argent avant d’aller visiter le fameux musée des momies. Le culte de la mort a l’air omniprésent ici et dans toutes les boutiques il y a des têtes de mort et des épouvantails. On peut même acheter des sucettes en forme de momies! C’est rigolo un moment mais quand, au bout de deux heures, après avoir visité la maison de l’épouvante, puis la maison de la torture, vous en êtes à votre troisième site ayant pour thème la mort, avec un concours de momies, de la mieux conservée à la plus petite en passant par la plus effrayante il y en a un peu ras le bol. Je ne me sens pas, mais vraiment pas l’âme d’un mort vivant! Et encore moins d’un vif mourant. C’est ainsi que je retrouve avec plaisir l’atmosphère bien vivante du marché artisanal de Guanajuato et, pour oublier toutes ses choses morbides vues ce matin, au diable l’avarice, on va s’offrir un bon restaurant!

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San Miguel de Allende.

Jolie ville coloniale avec un beau zocalo, (place centrale). Nous mangeons dans Lapinou toujours notre cargaison d’avocats, on a beau en filer à toutes les personnes que l’on rencontre, il en reste encore…(il semblerait que 80% de la production mondiale d’avocats viennent de la région) et il y a un nombre incalculable de variété! On en a même un énôrme! On déguste donc une partie de notre cargaison devant un superbe panorama, car vu la circulation difficile dans le centre historique de San Miguel, nous sommes montés jusqu’au parking du mirador d’où nous avons une magnifique vue sur le centre et la région alentour. Après la petite sieste traditionnelle du bon voyageur, la circulation semble s’être calmée et on redescend trouver une place proche du centre dans une rue d’un quartier résidentiel tranquille juste à côté du grand parking municipal à 11 pesos de l’heure… L’avantage de notre emplacement c’est qu’il est gratuit et on va même décider d’y rester pour la nuit. La cathédrale et le zocalo sont superbes, surtout lorsqu’ils s’illuminent à la tombée de la nuit. Il y a pas mal de boutiques d’antiquités et d’arts visant la clientèle américaine mais l’intégration dans le site est réussie. Nous sommes donc séduit pas San Miguel de Allende, ce qui n’a pas été le cas de la ville suivante de Queretaro. Je voulais aller voir un musée mais bien évidemment avec le boulet Couic l’entrée n’a pas été possible et Lapinou était garé trop loin pour remonter la poser dedans. Le centre historique ne nous a pas emballé malgré la dizaine d’églises au m². Je commence à faire mon overdose de ville et on va chercher un petit coin de campagne pour se ressourcer.
Direction le sanctuaire des papillons Mariposa Monarca proche de la ville de Mexico DF. On choisit de passer par les petites routes pour mieux profiter des paysages. Sur la route 120 à El Rosario, contrôle de police, ils nous laissent passer sans problème mais ils nous prennent quand même en photo…Un kilomètre plus loin, contrôle militaire, là ils nous arrêtent. Comme d’hab fouille sommaire du véhicule, puis un officier vient nous demander qu’est ce que nous branlons ici…avant de bien nous préciser qu’il ne fallait surtout pas emprunter cette route la nuit! Gloups…On lui demande si il y a des problèmes de sécurité dans le coin et il nous fait une réponse de normand…P´être bin qu’oui, p´être bin que non, c’est mieux de faire le tour mais vous pouvez quand même y aller mais pas la nuit….Bon, allez on va la jouer héroïque et on y va! Rien à signaler jusqu’au village suivant, après des militaires avec l’auto mitrailleuse nous ont suivit un moment avant de nous doubler, puis on a rouler en traversant de superbes paysages volcaniques. Comme il fallait trouver un coin de bivouac avant la nuit, je m’arrête à proximité d’un lac de toute beauté avec les volcans et de petites îles dans le fond du paysage, en plus il y a des sources d’eau chaude et pleins de balnéario dans les environs. On a rouler au moins 150 kilomètre depuis le dernier contrôle militaire mais Mich a encore peur et elle veut que l’on continue à rouler…( Peut être jusqu’au Guatemala…?) Grrrr….
Donc bref, on traverse de superbes paysages sans s’arrêter, de splendides coins de bivouac nous font de l’œil mais Michèle décide de rouler jusqu’à la nuit avant de me trouver un coin merdique dans une petite rue d’un village où l’on va passer une nuit tranquille. Michèle avait confondu Lapinou avec une Porsche et elle pensait que l’on pourrait arriver ce soir au village des papillons! Soirée bougonne…On arrive le lendemain matin à El Rosario Santuario Mariposa Monarca. Là aussi, petite déception, c’est le tout début de la saison de reproduction et seule une cinquantaine d’arbres sont colonisés actuellement par les papillons. En plus le soleil se cache derrière les nuages et la fraicheur qui en résulte n’incite pas les papillons à voleter de partout. On s’offre quand même une jolie balade à cheval jusqu’au lieu de rassemblement des papillons qui s’agglutinent seulement sur certains pins de la forêt… à 3600 mètres d’altitude quand même, ce soir on ne devrait pas souffrir de la chaleur! Heureusement qu’il y a un guide avec nous sinon nous n’en aurions certainement vu aucun. La concentration de papillons est quand même impressionnante sur place mais, autres déceptions, ils ont tous la même couleur et ne sont pas géants comme ce l’était imaginé Michèle. Donc pour résumé, heureusement que les paysages pour venir ici sont magnifiques car pour bénéficier du véritable spectacle il faut mieux attendre les mois de janvier et février pour venir profiter des masses incroyables de papillons qui viennent se reproduire ici les jours ensoleillés…Il faut donc souhaiter tomber sur les bons jours, être là au bon moment! Pour nous ce n’était pas le bon moment pour les papillons… mais par contre c’était le bon moment pour les rencontres…

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En redescendant au parking par les chemins qui serpentent dans la forêt, nous croisons Amandine et Vincent, entrevus il y a une quinzaine de jours sur une station d’essence à la Paz juste avant de prendre le bateau pour Topolobampo. Une nouvelle fois l’ordonnancement des choses paraît inouïe. Nous avions juste discuté une petite demi-heure avec ses deux jeunes français, partis eux aussi du Canada en camping car, et qui vont en Guadeloupe. Michèle leur avait vaguement parlé de ce site réputé pour la migration annuelle des papillons, site qu’ils ne connaissaient pas, et nos chemins s’étaient séparés, nous « montions » immédiatement sur Creel alors que eux « descendaient » plus tard sur la côte Pacifique. Et voilà que nous nous croisons en plein centre du Mexique au milieu des bois! Quand on réfléchit à la probabilité de se retrouver ici, au même endroit sur le même chemin au même moment, les chances sont vraiment minimes…et pourtant!
Mektoum…
Nous les attendons pour leur proposer de manger ensemble et le courant va bien passer entre nous à tel point que nous décidons de faire un brin de route ensemble. Nous commençons par nous arrêter au marché de Angangueo où nous trouvons des morilles fraîches à 25 pesos (1,5€) la pleine assiette! Notre premier bivouac à deux véhicules se fera en haut d’un col sur un site de toute beauté où nous ferons notre premier feu de camp du voyage avec une délicieuse viande marinée grillée et une orgie de morilles à la crème! Pas pensé à faire une photo pour la Mamie de Monistrol qui nous envoie des photos de bons gros bolets… La cohabitation entre Lapinou et Ptiboeuf ne pouvait pas commencer mieux.

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Le lendemain nous mettons le cap sur les pyramides de Teotihuacán. Il nous faudra deux jours pour y arriver mais le site en vaut la peine. Nous bivouaquons sur un terrain vague juste en face des pyramides. La pyramide du soleil et la pyramide de la lune sont envoûtantes et le lieu dégage une énergie exceptionnelle, exceptionnellement ressentie au même endroit par nous quatre, dans le coin Sud/Ouest du premier étage…
L’énergie que je ressens n’est pas positive et est plutôt liée à la mort, il faut dire qu’avec les litres de sang versés ici au nom du dieu Soleil par tout un tas d’abrutis emplumés à de quoi marquer la mémoire des pierres. Quand à la soi disante mémoire/savoir de l’homme, elle varie selon l’humeur et les dernières découvertes archéologiques. C’est ainsi que la dernière interprétation du lieu donnerait plutôt à penser que la pyramide du soleil serait plutôt la pyramide de l’eau… Nous passons une bonne partie de la journée à remonter le temps, à jouer aux prêtres Toltèques, à apprendre à imiter le cri du jaguar, à appeler les aigles, à essayer de se cultiver un peu avec la visite du très beau musée qui se trouve sur le site, avant de revenir dans notre époque plus matérialiste pour rechercher un garagiste capable de réparer un flexible de frein qui fuit sur Lapinou…
Ce soir nous couchons dans un cadre tout de suite moins prestigieux, c’est à dire devant une casse automobile qui devrait pouvoir nous dépanner demain. Les systèmes de freinage ne sont pas standards et les filetages des durites de freins européens ne sont pas les mêmes qu’ici. Donc, après démontage de la durite, nous n’arrivons pas à trouver le bon modèle et Lapinou est actuellement sans frein…
Demain il fera jour!

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