We have a dream…

San Blas La Libertad Tepic Uzeta

San Blas est un petit port de pêche un peu décadent, nous y restons une journée pour se reposer sur la pelouse d’un camping au milieu des palmiers. Le cadre est sympa mais les proprio ne sont pas très souriants… C’est peut être pour cela que nous sommes les seuls touristes du coin. Quand on demande aux gens: Quand est-ce qu’il y a beaucoup de touristes ici?
Ils nous répondent tous: Octobre, novembre et décembre…
Et quand on leur demande: Pourquoi il n’y a pas un chat aujourd’hui jeudi 06 novembre…
Ils nous répondent tranquillement que les touristes arrivent doucement!…
Moi j’ai plutôt l’impression que les américains doivent lire les journaux et qu’ils n’ont plus du tout envie de venir par ici! De toute façon, vu la gueule que font la plupart des habitants du lieu, ça ne donne pas vraiment envie de revenir. Nous nous promenons dans le village en tandem et ni le coin ni les gens sont attirants. Seules consolations, nous nous régalons d’un bon plat de langoustes et de poissons fumés chez Gissel (bien qu’à mon avis, on se soit fait enfumé aussi sur les prix…) On avait compris cent pesos les 4 langoustes et au final le prix avait doublé…Heureusement que l’Euro est fort (Lol!)
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On quitte San Blas par la route de Jalcocotan pour rejoindre Tepic et là c’est la surprise! La route est splendide, on longe la mer avec une succession de jolis petits villages et de coins paradisiaques pour bivouaquer, la Playa Amor nous tends les bras mais nous avons seulement parcouru une dizaine de kilomètres depuis San Blas et de temps en temps il faut quand même avancer un peu vers notre destinée. Dommage, à quelques kilomètres près, on a raté de merveilleux coins de bivouac! La route s’élève ensuite rapidement dans les montagnes volcaniques, le paysage est sublime et la végétation devient tropicale, des forêts de bananiers, d’avocatiers et de manguiers s’étendent à perte de vue. C’est l’époque de la récolte des fruits et on croise beaucoup de monde sur les routes. Les étals de fruits et légumes apparaissent sur le bord de la chaussée et les coloris variés et harmonieusement mêlés captivent le regard. Nous nous arrêtons au bord de l’un deux et Mich va remplir le frigo d’avocats, d’ananas, de pommes, de bananes et de légumes divers dont on n’a pas retenu le nom…on vous dira plus tard si c’était bon!
Un peu plus loin nous traversons le village  » La Libertad  » Ça ne s’invente pas et je ne peux pas résister à l’envie de faire demi tour pour faire une belle photo du panneau à côté de Lapinou, notre formidable vecteur de liberté!
Pendant que Mich prends les photos, un groupe d’ouvriers agricoles en train de charger un camion d’avocats nous fait des grands signes. J’en profite pour aller tourner vers eux et aller voir ce qu’ils sont en train de ramasser. Ils veulent que je les prenne aussi en photo et nous discutons un moment. Aux USA Lapinou était la star, ici c’est le tandem! Apparemment ce type de bicyclette n’existe pas ici et il va falloir que je pense à le baptiser aussi…Si vous avez une idée pour le nom, n’hésitez pas à nous en faire part! Nous repartons finalement les bras chargés d’avocats et d’oranges que nous avons été ramasser directement sur les arbres, et encore, il a fallu que je les arrête sinon on repartait avec la semi complète de légumes! Ce fut une nouvelle fois un joli petit moment d’exception, moments exceptionnels qui deviennent, pour mon plus grand plaisir, de moins en moins exceptionnels….

L’Univers entier conspire à notre bonheur. (Paulo Coelho L’Alchimiste)

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Maintenant que le frigo et les soutes de Lapinou sont pleins à ras bord, il va peut être falloir penser à s’arrêter pour manger un peu et commencer à descendre le stock!
Le coin et les paysages environnants sont si jolis que j’ai envie de trouver un emplacement à la hauteur de la majesté des lieux, mais aucun ne me parle immédiatement ni dans l’heure qui suit…, pas toujours facile de trouver l’endroit idéal! Nous sommes maintenant à 700 mètres d’altitude, la température ambiante est parfaite après celle, suffocante, que nous avons endurée à San Blas, le village de la grimace. Guadalajara, notre destination du jour est à un peu moins de deux cents kilomètres, je quitte la route principale pour bifurque sur la droite et rentrer dans le petit village d’Uzeta dans l’espoir de trouver un coin tranquille. Après avoir longer des champs d’agaves, la plante qui sert de base à la fabrication de la tequila, nous rentrons dans un paisible hameau où je gare Lapinou à côté d’un âne…
Mich me fait un caca nerveux parce qu’elle veut absolument des crevettes fraîches!
Elle en a vu tout à l’heure au bord de la mer et maintenant qu’on est en pleine montagne, au milieu de rien, elle en veut…
…Et me voilà parti en ronchonnant à pied dans le village pour essayer de trouver des crevettes…
Porfirio, ancien électricien, transmetteur de l’au-delà et poète à ses heures m’invite à le suivre dans les petites ruelles pavées du village où il semble connaître quelqu’un qui vend des crevettes séchées… On en a déjà vu à vendre au bord des routes et on voulait justement en goûter, voilà l’occasion rêvée.
30 pesos le sachet de 250 grammes plus tard et nous voilà de retour à Lapinou. Mich c’est calmée mais n’en démord pas, elle veut des crevettes fraîches! Nan dé Dious!
Et bien vous le croyez ou pas, mais à ce moment là, passe une camionnette avec un haut parleur sur le toit qui annonce à tue-tête, « Se vende mariscos y camarones frescos al carro  » (camarones frescos = crevettes fraiches!) Le vœux saugrenu de Michèle a été exaucé.
L’Univers entier conspire à notre Bonheur.
Après un bon repas de produits frais en provenance direct du terroir local pris dans Lapinou nous partons à pied avec Porfirio visiter des sources d’eau proches du village. Au bout d’une bonne demi heure à travers pistes, nous arrivons sur une surprenante concentration de bâtiments possédant chacun plusieurs piscines avec plongeoirs, toboggans, manèges pour enfants, grandes salles de réception, parcs ombragés, tonnelles, etc….Bon, comme d’hab l’ensemble date certainement de plus d’une cinquantaine d’année et n’a jamais fait l’ombre de la moindre parcelle de début d’entretien! Mais l’ensemble à un charme fou et nous décidons d’y passer la nuit. Porfi (nous sommes maintenant devenu intime) nous dit que ses constructions ont été réalisées en même temps que celles de la voie ferrée. J’espère simplement qu’ils entretiennent mieux les voies ferrées car maintenant les trois quart des piscines sont vides et l’une d’elles sert même de pisciculture! (j’ai cru comprendre qu’ils y élevaient des tilapias). Ils ont quand même de la chance les tilapias mexicains…, c’est les seuls à bénéficier d’un habitat avec plongeoir et toboggan!
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Porfi nous dit qu’il y a beaucoup de monde qui vient ici les week-ends de toute la région environnante! On a un peu de peine à le croire vu la poussière qu’il y a sur les chaises et les tables mais on va dire que c’est parce qu’il a fait mauvais temps ses deux derniers we et que la femme de ménage est en congé parentale…
L’eau dans les bassins est d’une pureté incroyable, quelques poissons s’y promènent et nous constatons que nous sommes bien directement sur le lieu des sources. L’une d’elles surgit même entre les racines d’un arbre et Porfi nous montre comment utiliser une feuille de bananier pour boire. Je vis mes premiers cours de futur aventurier… Le coin semble idéal pour commencer une vie sauvage. Fruits, légumes et eau à volonté, paraît même qu’il y a des énormes crevettes dans les plans d’eau…Je croyais que la crevette était un crustacé marin? Reste plus qu’à trouver une escopeta (fusil) pour partir chasser le conejo (lapin).
L’aventurier d’un jour vous dit bonsoir et surtout: Faites de beaux rêves.
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Guadalajara
Grande ville comme nous ne les aimons guère. Le centre peut être intéressant mais il est difficile à trouver! Nous tournons dans la banlieue à sa recherche pendant un bon moment, de guerre las je m’arrête chez un marchand de pneus Michelin pour en ressortir avec un Lapinou équipé de deux splendides… Bridgestone! Nous en profitons également pour manger un bout qui ne restera pas inoubliable non plus avant de répartir à la recherche des beautés de Guadalajara. La circulation est infernale, Nous avons perdu l’habitude de circuler dans les grandes citées et nous trouvons enfin une place de libre dans une petit rue pour garer Lapinou près de ce que nous pensons être la cathédrale. Tiens, encore un signe! Après le village La Libertad de ce matin, voilà que maintenant nous sommes garés dans la calle Libertad!!! Nous approchons doucement des quartiers Zapatistes…Après visite de la cathédrale qui finalement n’est pas la principale, nous entamons une bonne marche à pied pour arriver dans le centre historique de Guadalajara. Nous longeons quelques bâtiments imposants, trouvons la bonne église, profitons des spectacles de rue de quelques artistes, localisons la place des Mariachis avec ses chanteurs aux costumes typiques pour finir par se retrouver en train d’arpenter, la nuit venue, quelques rues malfamées où Mich croit sa dernière heure venue. C’est pas qu’on se serait un peu perdu mais presque…On retourne vite fait sur un grand axe bien éclairé et finalement on prend un taxi pour retrouver Lapinou…sauf que le chauffeur ne connait pas la rue Libertad! Heureusement la cathédrale Expiatorio est mieux connue et après avoir tourné à pied un moment autour de l’église nous retrouvons enfin Superlapinou,… sauvés par la foi!
Nous passons donc la nuit dans la rue Libertad, ( J’ai envoyé une lettre de licenciement au chauffeur de taxi) avant de reprendre notre Lapinou Lapinou quotidien. Les kilomètres monotones défilent jusqu’à San Juan Los Lagos, si les paysages entre la côte pacifique et Guadalajara sont splendides, entre Guadalajara et San Juan c’est un peu soporifique, heureusement qu’il n’y a que 150 kilomètres à parcourir. San Juan de Los Lagos est un très joli village habité par une fièvre mystique. Je crois qu’il y a des pèlerinages ici chaque jour! Apparemment le coin est connu de tout le Mexique, la cathédrale est sympa bien que pas assez baroque pour moi, l’acoustique de l’esplanade est fabuleuse, deux simples joueurs de tambour stratégiquement placé dans un petit coin de la place font résonner leurs rythmes dans tout le village. Une longue procession d’indiens en tenue d’apparat avancent à genou jusqu’à l’autel pour vénérer l’image sainte, de nombreux mexicains et mexicaines font inlassablement de même. J’en prend mal aux genoux pour eux. Mais qu’ont t’ils fait de si mal dans leurs vies pour avoir autant à se faire pardonner? Je préfère ressortir sur l’esplanade admirer les groupes de danses folkloriques qui s’en donnent à cœur joie aux sons des tambours. Le soleil se couche maintenant, l’église est bien orientée et la bénédiction du Pape sur la ville prend du relief. L’animation sur la place en dessous de l’esplanade est à son paroxysme, même les jets d’eau de la fontaine se mettent soudain à remarcher. Ce fut une bien belle soirée. Le lendemain, malgré mes vœux de décroissance, je craque quand même pour un beau chapeau en cuir mexicain, souvenir non religieux de San Juan de Los Lagos!

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Commentaires sur: "San Blas / La Libertad / Uzeta / San Juan de Los lagos" (3)

  1. Bonsoir à vous deux.

    Depuis le 21.10 nous n’avions plus rien à lire et voilà que vous vous ëtes bien rattrapés
    Ici le paysage est blanc et nous ne sommes pas prèts à prendre un bain de soleil.
    Nous allons bien et notre petite famille aussi.Zoé est toujours aussi adorable et vous aurez le privilège de la voir en photo quand vous daignerez venir manger à la maison.
    D’ailleurs « quand est-ce prévu pour? »
    Pour le tandem « l’Estad ».A vous de juger.
    Bises de Gérard et Blandine.

  2. Malou Bruneton a dit:

    prenez bien soin de vous!!! le chapeau est super beau !!! il faudra le remener BIZ des BRUNETON

    • Merci
      J’espère bien le ramener si il ne s’envole pas pour visiter les vallées des Andes…
      Bises à Momo et à toute la famille
      Phil

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