We have a dream…

San Hipolito et Mulegé

San Hipolito / Mulegé

Après être resté 4 jours dans la Bahia de Los Angeles avec Terry, Jane et Howard, alias Arnold…(j’avais mal compris le prénom! ) nous allons repasser sur la côte Ouest de la Baja. Nous quittons donc le camp Archalon où nous avons rejoint Terry après la traditionnelle photo souvenir. Dernières photos de la Baya de los Angeles, lieu enchanté de la basse Californie.
image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

Avant de partir on nous a conseillé un million d’endroit à aller voir et du coup on ne sait plus vraiment oú aller…trop de choix tue le choix! Un seul impératif, passer par Guerrero Negro pour retirer des pesos et faire le plein de gasoil car dès que l’on sort de la route principale il n’y a plus beaucoup de station service avec du diesel et plus de banque du tout, alors il faut mieux prévoir un peu de marge. La ville de Guerrero Negro n’est pas désagréable, nous y faisons le plein de carburant, le plein d’eau et le plein de victuailles. Michèle rêve de manger encore du poisson et nous repérons dans un supermarché deux belles tranches de poissons congelés, il y a écrit « Pechuga » sur l’emballage, ça ressemble à « pescado » et ça doit être une variété de poisson alors on achète vite fait bien fait et roule ma poule. A la cuisson la chair est blanche et bien que le goût soit relativement insipide Michèle est persuadée de manger du poisson jusqu’à ce que je trouve sur le dictionnaire que Pechuga veut dire blanc… de poulet! Mdr, pas dégoûtée la mère Michèle mais presque! Comme on n’aime pas les grandes villes on reprend vite la route numéro 1 direction Vizcaino pour bifurquer ensuite sur la droite et rejoindre ainsi l’océan Pacific à la Bahia Asunción. Nous sommes parti tard de la Bahia de Los Angeles et le soleil commence à se coucher alors que nous sommes encore en plein désert et à 100 kilomètres de Bahia Asunción. Qui a dit qu’il ne faut pas rouler seul et de nuit au Mexique… En plus il y a une voiture blanche qui nous suit depuis un bon moment…quand je ralentis, elle ralentit aussi, quand j’accélère elle accélère aussi…Ne pas céder à la psychose! On arrive donc de nuit à Bahia Asunción avec toujours la voiture blanche collée au cul…On traverse le petit village au ralenti, on quitte la route goudronnée pour prendre une petite piste sablonneuse qui mène au bord de mer…la voiture blanche toujours derrière nous. Maintenant c’est sûr que ce gars nous suit!
Nous faisons demi tour et je demande au gars ce qu’il veut!…
C’est un américain qui voyage dans une voiture de location avec sa femme et qui ont réservé par internet un hôtel ici mais ils n’ont pas pensé à noter le nom de l’hôtel… Comme il était tard et que l’hôtel faisait également camping ils se sont dit, en voyant que l’on était étrangers, que l’on allait surement dans le même hôtel et qu’il allait leur suffire de nous suivre pour arriver à bon port!
Tout faux les gringos! On est encore plus perdu qu’eux!
Finalement, en recherchant sur leurs IPhone derniers modèles ils arrivent à retrouver les mails leur indiquant le chemin à suivre pour arriver à l’hôtel… C’est tout droit jusqu’à la mer, bon ça ok, on y est…! Ensuite piste à gauche et au fond sur la droite…De jour ça pourrait encore aller, mais de nuit, la piste à moitié effondrée au bord de la falaise et longeant des maisons en ruine est un peu impressionnante. Finalement on arrive bien devant un hôtel mais il n’y a aucune lumière d’allumée et il semble fermé. Nous, on s’installe sur le parking pour y passer la nuit pendant que nos américains se posent encore beaucoup de questions. Vive internet! Ils s’attendaient à trouver un méga résort de luxe, avec restaurant, piscine, Rv camping avec full hookup, etc…, c’est ce qui apparait sur le site web… et il n’y a finalement qu’un tout petit hôtel, et en plus il semble fermé!
Alors que nous discutons devant Lapinou, les phares d’une voiture qui s’approche trouent l’obscurité qui nous entoure…
Finalement ce sont les propriétaires de l’hôtel qui reviennent. Comme il était tard, ils ont pensé que les américains ne viendraient pas, et comme à cette époque il n’y a pas d’autre client, ils étaient partis faire des courses…
Mexique un jour, Mexique toujours!
image

image

image

image

Nous passons la nuit tranquille sur notre parking, le lendemain, après avoir fait un petit tour dans la ville nous décidons de prendre la piste qui longe le bord de mer en direction du sud. Normalement on ne devrait pas se perdre…, il suffit de suivre les poteaux électriques. La piste est excellente et arrivé à 80 km/h on ne sent pratiquement plus les vibrations destructrices de la tôle ondulée, il y a même de belles courbes qui me font regretter de ne pas avoir mon RZR. On passe le joli village de Punta Prieta pour s’arrêter un peu plus loin à San Hipolito, un autre village de pêcheur. On se gare devant le petit local de la coopérative de pêche où il semble y avoir de l’activité. Là, on fait la connaissance d’Armando qui nous fait visiter les lieux. Il habite ici, il a 27 ans et pêche régulièrement la sardine, les langoustes et le crabe. On est en pleine saison de la pêche aux langoustes…et elles partent toutes en Chine! Une fourgonnette vient tous les après-midi récupérer la pêche du jour pour emmener les caissons jusqu’à Bahia Asunción d’où les langoustes seront acheminées par un autre fourgon jusqu’à Ensenada d’où elles s’envoleront finalement pour la Chine. Trois jours après avoir été pêchée, les langoustes arriveront encore vivantes à Pékin! Impressionnant…
En réalité elles n’arriveront pas toutes à Pékin…il y en a au moins quatre qui finiront au cours bouillon dans Lapinou et dans le ventre de deux petits français!
Armando est adorable, il nous fait installer Lapinou à côté de la maison de ses parents avec une vue imprenable sur la mer. Ensuite deux gamins qui pêchaient sur la jetée viennent nous donner deux gros poissons puis Armando revient avec quatre queue de langouste toute fraîches que son père vient de pêcher et qu’il tient absolument à nous offrir! Pas moyen de lui faire accepter l’ombre d’un pesos! L’hospitalité mexicaine n’est pas une légende. Nous l’avons vu à Ensenada et le rêve continue ici. Une heure plus tard tout est bien rangé dans nos petits bedons qui commencent à s’arrondir grave…Il va bientôt falloir que je change de taille de short! Le village compte environ deux cents habitants et toute l’activité tourne autour de la pêche. Il y a environ une quinzaine de petits bateaux de pêches (lancha) qui travaillent tous pour la coopérative locale et je les observe rentrer décharger leur cargaison du jour sous l’œil attentif des militaires armés jusqu’aux dents qui viennent d’arriver…Ils viennent eux aussi tous les jours contrôler….je ne sais pas trop quoi! Officiellement c’est pour vérifier que la sécurité des pécheurs est respectée, port des gilets de sauvetage, nombre de pêcheurs à bord et quantités de poissons attrapées, aujourd’hui ils ont une mission supplémentaire, le contrôle de deux ploucs égarés dans un petit village de pêcheurs sur la côte Pacific Ouest de la Baja California. Toc, toc, toc!
ID please! Deux jeunes militaires, la mitraillette en bandoulière, sont devant Lapinou et nous demandent de leurs présenter nos cartes d’identités… Heureusement ils sont sympa et nous discutons un bon moment avec eux. Lorsqu’ils me demandent mon métier en France et que je leur dis que j’étais dans la merde ils sont mort de rire. Le rire, mode de communication et de partage universel que nous allons expérimenter ce soir à la mode mexicaine. Nous avons en effet proposé à Armando, à sa femme et à leur petite Mélissa qui a 5 ans, de leur offrir un spectacle de cirque qui a justement lieu ce soir à la Punta Prieta. Ils acceptent avec plaisir et Armandito vient nous chercher avec son beau Toyota runner 4×4 à 20h30. Le spectacle est simple mais la petite Mélissa rit au éclat avec le spectacle de clowns. Nous passons une belle soirée style année 60 avec barbe à papa et Pop Corn. Lorsque nous repartirons, toute la famille va nous demander quand est-ce que l’on revient…
image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

Le lendemain nous continuons la piste jusqu’à Punta Abreojos où nous faisons le plein de gasoil et envisageons de passer la nuit un peu plus loin à Campo René d’où parait-il, on peut admirer de nombreuses espèces d’oiseaux et observer des dauphins. Arrivé sur place le coin ne nous emballe pas et en voulant se rapprocher du bord de mer pour aller manger voilà t’y pas que Lapinou s’ensable grave…Attention, ce n’est pas le pilote qui s’ensable, c’est ce coquin de Lapinou qui n’a pas mis les roues où il fallait…. Bin ça va faire l’occasion de tester ma super pelle US…de poche…! Au bout d’une heure on a bien gagné 50 centimètres…!, je commence alors à sortir l’artillerie lourde avec les fameuses plaques de désensablage qui fond si joli à l’arrière du camion. Là, ça va tout de suite nettement mieux… on gagne encore 50 centimètres en une heure…! Et au bout d’une nouvelle heure d’effort on ne bouge carrément plus du tout au milieu d’un vrai champ de mines. Je ne veux pas dégonfler les pneus, action qui devrait me permettre de sortir de ce piège car je n’ai pas de compresseur pour regonfler et c’est la mort dans l’âme que je choisis la solution de facilité en envoyant Mich chercher du secours avec le tandem.

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

Au rassurez vous, le camp René est juste à 500 mètres de là et SuperMich va ramener un beau tractopelle John Deere qui va enfin nous sortir de là! 5mn plus tard et 100 pesos en moins nous sommes de retour sur le sable ferme. Même pas eu le temps de prendre une photo! Vive John Deere et les gentils mexicains! Du coup on va rester la nuit à Campo René car après il y a une longue étape dans le désert à l’intérieur des terres pour rejoindre de nouveau la côte Ouest. Il faut savoir que, entre les deux côtes, Est et Ouest, il n’y a pratiquement que des terres désertiques, la route goudronnée qui relie le Nord au Sud de la Baja alterne entre l’Est et l’Ouest et les pistes qui longent les côtes ne sont pas toujours très praticables. Donc nous aussi on alterne régulièrement entre l’Est et l’Ouest avec un égal bonheur.

Retour sur la côte Est, nous faisons halte à Mulegé, joli village au bord de la mer où nous trouvons un joli bivouac tout au bout du village dans l’ancien port du village…Il a du y avoir un ouragan il n’y a pas très longtemps car la piste est partiellement ravagée mais on peut encore passer jusqu’à une bande de terre entre la mer et la rivière. Michèle va pouvoir penser toute la nuit que le niveau de l’eau monte jusqu’au dessus des fenêtres de Lapinou …Elle a des rêves variés quand même, quand on bivouaque en montagne, elle rêve que c’est les freins de Lapinou qui lâchent, quand on est en bord de mer, c’est la marée qui monte et quand on est en plaine…, elle ne dort pas parce-qu’il fait trop chaud! Faut pas croire, le voyage c’est quelque chose de très difficile à vivre, je pense qu’on va devoir demander un dédommagement à la MAIF.
image
image
image
image

Sortie de Mulegé, nous faisons seulement une dizaine de kilomètres avant de longer des plages paradisiaques. Cela va être l’occasion d’étrenner nos snorkels et palmes toutes neuves d’occasion que nous venons d’acheter dans une Secunda. Ce sont des sortes de dépôts vente qui ont pleins de choses diverses neuves et d’occasions à vendre, on trouve ce type de magasin de partout sur la Baja le long des routes et dans les villages. Nous faisons donc halte sur la Playa Coyotes, le lieu parait abandonné avec quelques installations d’accueil dont il ne reste plus que les murs mais pour le reste c’est comme dans les films: la plage de sable fin, les palmiers, les petites paillotes pour avoir de l’ombre au bord d’une eau turquoise à la température idéale, et cerise sur le gâteau, pas de touriste. Mich pense que c’est mieux que le Paradis, c’est vous dire! Le matin nous partons shnorkeler les rives rocheuses de la baie pour admirer ses bancs de poissons jaunes striés de bandes noires dont les couleurs vives sont particulièrement mises en valeur par l’éclairage du soleil matinal. Ils ne sont pas effrayés par notre présence et nous pouvons presque les toucher. Ils y en a des centaines et on a l’impression de nager dans un aquarium, c’est formidable. Nous pouvons admirer également quelques poissons plus gros, quelques raies et autres étoiles de mer. Pour un début nous sommes comblés et plus bas, vers La Paz, on devrait trouver des coins magiques pleins de poissons multicolores et pleins d’autres bébêtes…

image

image

image

image

image

image

Commentaires sur: "San Hipolito et Mulegé" (2)

  1. Tu aurais pu prévoir un treuil avec une encre !
    Encore de belles photos, mathieu commence à dire que ça fait longtemps que l’on a pas vu Philip et Michèle , bises à vous trois

  2. Tu dis à Mathieu qu’on attend qu’il double son père …et qu’on lui fait des gros bisous
    …à vous aussi!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :