We have a dream…

Le Mexique
Nous sommes le 20 septembre, cela fait déjà neuf mois que nous vadrouillons à travers le monde, un peu d’Espagne, un gros bout de Portugal, un soupçon de belgique, un poil de Canada et 6 mois à travers les USA. Aujourd’hui nous mettons nos petits pieds aux Mexique, non sans une certaine appréhension car à entendre pratiquement tous les américains que nous avons rencontrés le pays est un vrai coupe-gorge…Même Lapinou en a été effrayé et il refuse de démarrer juste dans l’enceinte de la douane, en terrain neutre entre le territoire américain et le Mexique!…
L’officier des douanes qui attend sagement que je démarre pour nous emmener sur le bon parking se met à faire une drôle de tête lorsque je sors de Lapinou un peu énervé avec le gros démonte-pneu à la main pour y mettre un coup sur le groin…
…du démarreur pendant que Michèle tourne la clé de contact!
Heureusement il éclate de rire lorsque Lapinou a enfin démarré et qu’il comprend le « pourquoi du comment ». Ouf! ‘…Par contre je crois bien qu’on est déjà un peu repéré…
Heureusement l’ambiance dans ce petit poste de douane d’entrée dans la Basse Californie est familiale, nous avons lu dans différents blogs que beaucoup de voyageurs préféraient éviter de passer par le poste de Tijuana, beaucoup plus grand et impersonnel, et préféraient faire un crochet par Tecate où le passage de la frontière était très rapide et sans attente. C’est donc ce choix que nous avons également fait et après avoir passé la nuit à Tecate côté américain sur un parking gardé moyennant 5 $ nous nous trouvons donc à 8 heures pétantes sur le pied de guerre devant la barrière de la douane mexicaine…avec un Lapinou qui refuse de démarrer! En plus comme on ne comprend rien en Espagnol, après avoir démarré Lapinou je vais me garer une nouvelle fois là où il ne faut pas, juste à l’endroit où ils fouillent complètement les véhicules suspects! Un autre douanier vient aussitôt me dire d’aller me garer dans la rue un block plus loin…en territoire mexicain! Je ressors donc mon démonte-pneu, je lui met un grand coup derrière les oreilles (au démarreur), je fais le tour du pâté de maison, je loupe la bonne rue, je fais demi tour, je prend un sens interdit mal signalé et je fini quand même par arriver au bon endroit où un gardien va enfin pouvoir prendre soin de Lapinou, le temps d’effectuer les formalités d’immigration et d’importation temporaire contre une petite propina (pourboire). On commence donc par rendre notre autorisation de séjour aux USA au consulat américain avant d’aller au service d’immigration mexicain pour obtenir les visa de 180 jours nous autorisant à rester 6 mois au Mexique. Les douaniers sont charmants, il n’y a pratiquement personne, donc pas d’attente. Le FMM (formulaire d’immigration multiple) coûte 51 $ américain pour tous les deux (à prévoir car la carte bancaire n’est pas acceptée dans les bureaux de la douane) puis nous terminons notre périple administratif avec les formalités d’importation temporaire pour Lapinou. (Encore 50 us$ plus photocopies de la carte grise, du passeport et du FMM que nous avons été faire gratuitement dans une boutique de la ville) Les gens sont charmants, souriants et ce passage de frontière a été un vrai plaisir. Nous filons maintenant vers Ensenada, première ville importante sur la côte pacifique en guettant avec inquiétude les voitures qui nous suivent ou que nous croisons et qui sont sûrement pleines de trafiquants de drogues sanguinaires à l’affût du premier touriste de passage. Ce jour là, notre heure n’était pas encore venue et nous arrivons tranquillement à Ensenada. Lapinou refusant maintenant de démarrer sans l’aide du démonte-pneu nous nous mettons à la recherche d’un garage pour essayer de faire réparer le démarreur. Nous passons devant un Mac Donald…, tiens ici aussi il y en a!… Ce n’est pas un Mac Drive, la taille est plus modeste et il n’y a pas de parking mais il faudra que je revienne pour voir si il y a toujours un accès Wifi gratuit. Pour le moment, l’urgent est de trouver un garagiste compétent dans la réparation d’organes automobiles électriques. Je n’ai pas le temps de finir ma réflexion sur la possibilité ou non de trouver ici les pièces nécessaires à la réparation que nous passons à côté d’un petit atelier avec une pancarte  » Taller électrico / Alternadores / Arrancadores / Carga de baterias / etc… »…
Le petit Robert confirmant que  » Arrancadores  » veut bien dire  » démarreur  » en espagnol, il va suffire de deux heures pour que Lapinou redémarre au premier tour de clé après démontage/remontage du démarreur, échange des charbons et nettoyage/graissage de toutes les pièces, tout cela effectué avec le sourire en échange de la modique somme de 500 pesos (30€!). Un vrai plaisir de tomber en panne ici.

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Comme pendant la réparation on en a profité pour manger dans le camion, il ne nous reste donc plus qu’à repasser devant le Mac Donald pour voir si on peut avoir une connexion Wifi et s’enfuir rapidement de cette ville de tous les dangers…Je gare Lapinou dans une rue proche du Mac Do et alors que je reviens un peu déçu car il n’y a pas d’accès Wifi, Antonin s’arrête à côté de Lapinou pour nous inviter à l’inauguration de son petit restaurant qui a lieu justement ce soir!…

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Lapinou se repère toujours aussi facilement et Antonin étant français, il a tout de suite remarqué les plaques d’immatriculation étrangères mais familières et c’est ainsi que va commencer une nouvelle relation humaine formidable. Comme quoi, tout tient quand même à peu de chose et je me demande souvent comment tout peut s’ordonner d’une façon aussi parfaite. Si Lapinou n’était pas tombé en panne ici nous ne nous serions peut-être même pas arrêté à Ensenada, donc nous n’aurions pas rencontré Astrid, la future jolie jeune femme mexicaine d’Antonin qui nous rappelle par bien des côtés notre gros bébé d’Estelle qui nous manque tant. Nous ne serions pas retourné en Amérique du Nord….pour voir un concert de Depeche Mode, nous n’aurions pas couché à Tijuana et mangé un délicieux poulet mariné chez les beaux parents d’Antonin, franchi la douane à pieds sans passer par la case rétention contrairement à Lucas et Viki… pris le bus local entre Tijuana et Ensenada, marché encore 1heure et demi en plein soleil perdu dans la ville d’Ensenada pour retrouver Lapinou, apprécié le bonheur d’une bonne douche dans une grande salle de bain, connu Virginie, Lucas, Georges, Rémi, Guillaume, Diego, Patricia et Jaime, Michael et Angèle ainsi que des dizaines d’autres personnes toutes aussi charmantes et acceuillantes. Les mois de septembre et octobre sont ceux des tempêtes et correspondent à la saison des pluies, il y a eu pas mal de dégâts dus au vent et aux inondations au sud de la Paz, deux tornades tropicales, une venant des caraïbes et une venant du Pacific se sont télescopées, événement exceptionnel mais qui a fait beaucoup de dégâts tant au plan humain qu’au niveau des infrastructures. La région d’Acapulco semble sévèrement touchée, du coup nous ne sommes plus trop pressés de descendre. Comme on se trouve formidablement bien accueilli ici, on va en profiter pour faire un petit break et se reposer totalement pendant une semaine. Je vais même montrer à Astrid et aux cuisiniers d’Anto comment faire des gâteaux roulés! C’est vous dire si on retrouve une vie de sédentaire! Bon d’accord on roule toujours… mais des gâteaux !

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Si au début cela fait du bien de se poser un peu, l’envie de rouler nous tenaille rapidement. C’est ainsi que l’on a tout simplement un plaisir immense à redémarrer Lapinou même si c’est juste pour aller vider les réservoirs d’eaux usées dans les égouts d’une station… La semaine va passer très vite en si bonne compagnie, on va ainsi manger nos premiers tacos, nos premiers céviches (poissons crus et marinés), nos premiers cocktails de fruits de mer dans quelques uns de ses nombreux petits restaurants qui pullulent le long des rues. Tout est délicieux mais maintenant Antonin s’est mis en tête de nous faire goûter des sauterelles et des vers… Beurk!

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Nous avons établi notre camp de base dans la Privada dans laquelle habite Antonin et Astrid. C’est une sorte de lotissement privé avec un portail et un gardien à l’entrée. Ils habitent une jolie maison avec un grand terrain devant sur lequel on peut laisser Lapinou en toute sécurité. Cela fait chaud au cœur de trouver des jeunes aussi accueillants surtout avec des vieux comme nous! Merci à l’esprit Couch Surfing ! Et voilà que l’on reprend des habitudes de luxe…douches à volonté, machine à laver à disposition, grande cuisine toute équipée, Wifi, etc…Finalement on est tellement bien que l’on va peut être rester là 6 mois…

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J’en profite pour démonter le frigo qui tire beaucoup trop sur les batteries quand on reste en stationnaire pour l’emmener contrôler chez un petit réparateur local. C’est marrant mais dans le tas de frigo qu’il a entreposé en vrac sur son terrain, il y a…exactement le même que le notre! Avec un peu de chance, si il y a des pièces à changer il pourra les prendre sur celui là…
Nous continuons à faire plein de nouvelles connaissances jusqu’à ce que nous rencontrions Mickael qui m’annonce que ce samedi il y a une course de véhicules tout terrain qui part d’Ensenada !!! Je n’en crois pas mes oreilles, c’est la Baja 300, version courte de la célèbre Baja 1000 qui se déroule également ici, mais en novembre. Mickael a un copain qui participe à la course et il se propose de m’emmener. Que du bonheur! Les États Unis auront été marqués par Karie, Mark et son Sand Buggy de fou, la Basse Californie Mexicaine le sera par Astrid et Antonin et la possibilité d’assister à cette course mythique qu’est  » La Baja California « . Nous pouvons approcher ses engins de folie de près et voir la qualité des différentes préparations, il faut dire que les engins du top ten approche quand même les 400 000 $…..Tout un autre monde qui côtoie les vaillantes Volkswagen coccinelles préparées pour ce genre de course. Le passage des premières voitures me donnent des frissons, le bruit des V8 de 800 chevaux est toujours aussi fabuleux et leurs résonances dans ce paysage désertique est…mythique. Pas d’écolos avec plein de banderoles pour gâcher la fête, que des gens contents d’être là. La sérénité du désert va être troublée pendant une demi journée avant que tout ne redevienne comme avant et que les scorpions, serpents à sonnette et autres tarentules retrouvent leur espace de méditation. L’espace est partagé simplement. Seuls quelques vers et quelques sauterelles vont être prélevés dans cette nature pour notre plus grande…éducation culinaire paraît-il…

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Antonin sera arrivé à ses fins en nous emmenant manger à la Guelaguetza, restaurant typiquement mexicain avec en hors d’œuvre la possibilité de déguster des sauterelles et des vers suivis par une queue de bœuf accompagnée de pomme de terre et d’une sauce malheureusement un peu épicée…Même les olives arrachaient leurs mères! Finalement les vers et les sauterelles s’est encore meilleur que les plats épicés.
En quinze jours on va expérimenter plus de choses qu’en cinquante ans! Des gâteaux fourrés à l’herbe jusqu’à la salade de sauterelles en passant par la bière locale et la Pina Colada, le tout agrémenté par de petites balades en Ford Mustang 1973 et en golf décapotable, il y a pire! On a même pu assister à un Pizza show, à Amsterdam il y a les vitrines Live Sex Show, ici on a les vitrines Live Pizza Show, lol !

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J’hésite encore à suivre Rémy et Guillaume qui veulent bien m’initier au surf car d’une part il y a quand même les lions de mer qui viennent leur chatouiller les orteils de temps en temps et d’autres parts je n’ai pas envie de me prendre les dérives du surf dans le groin à chaque chute…On devient douillet avec l’âge! En plus l’eau n’est pas très chaude, rien à voir avec l’Oregon mais quand même un peu fraîche. Je vais peut-être me contenter d’essayer le body board…

A suivre…

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Commentaires sur: "Entrée au Mexique Ensenada" (1)

  1. Malou Bruneton a dit:

    IL FAUT LEUR FAIRE MANGER DES ESCARGOTS !!!! les sauterelles c’est bon !!! 0 NON , n’oubliez pas de revenir en FRANCE comme la montagne est belle , dit Jean Ferrat , biz de toute la famille . Malou

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