We have a dream…

San Francisco Californie

SAN FRANCISCO Californie

On the road again, la côte Pacifique est vraiment fabuleuse et d’une diversité inouïe. Après l’immensité sableuse de l’Oregon nous passons en Californie où nous allons côtoyer le territoire des Redwood géants dès notre entrée à Crescent City. Les Redwood, lointains cousins des séquoia, forment des forêts impressionnantes où l’on se sent à la fois tout petit (bon, ça j’y suis habitué depuis longtemps…) mais où l’on se sent également protégé, apaisé, à l’abri de la folie du monde extérieur. Au sein de ses espaces millénaires, ses arbres semblent pouvoir communiquer une sérénité incomparable. Quel malheur que les fous qui gouvernent le monde soient insensibles à cette vraie richesse de l’âme, en étant seulement préoccupés par leur cupidité ils détruisent irrémédiablement les ressources vitales de notre mère la Terre. Les dernières nouvelles en provenance de la forêt amazonienne sont dramatiques avec la création d’un nouveau barrage qui va encore détruire des milliers d’hectares de forêts primaires. L’argent, toujours l’argent, soit disant pour nous assurer un avenir meilleur alors qu’en épuisant la terre on avance rapidement vers un avenir plutôt incertain. Un paradoxe d’ailleurs ici aux USA, pays vu de l’Europe comme le plus gros pollueur de la planète mais où, dans chaque état, des centaines de State Park existent, parfois depuis plus d’un siècle, pour protéger justement cette nature sauvage. La notion d’écologie est donc bien présente dans l’esprit de chaque américain et même si certains parcs sont crées après la surexploitation industrielle d’un site, voir d’une région entière, en remplacement de l’extinction du minerai qui y a été extrait, arraché jusqu’à la dernière goutte au mépris total de la faune et de la flore, il existe aujourd’hui une culture américaine omniprésente du respect de la nature que nous ne nous attendions pas à trouver ici. Le résultat est formidable car sur la route on côtoie en permanence la vie sauvage. Avec les kilomètres le regard s’aiguise et si, il n’y a pas si longtemps, on s’étonnait, dans le parc de Yellowstone, sur la capacité des américains à voir, en roulant, les ours aux fond des vallées et bien maintenant on les comprend mieux en arrivant nous aussi à voir des lions et des éléphants sur les plages. Bon, Michèle confond bien encore parfois les dauphins avec des baleines mais la vie exubérante des animaux qui nous entourent nous apparaît enfin dans toute sa splendeur. Même dans les villes, il n’est pas rare de voir, au bord des routes à 6 ou 8 voies, des hérons, des tortues, des canards sauvages, des biches. Dans toute la Floride, on peut trouver des alligators un peu partout (sauf dans les éverglade…) et quel bonheur de bivouaquer au bord d’un marais sous les yeux curieux de ses étonnants reptiles amphibies.

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Le Golden Bridge marque l’entrée de San Francisco, le péage est automatique par lecture des plaques d’immatriculation…, toujours ça de gagné et nous établissons notre camp de base dans la  » Green Marina » entre le pont et le Fort Maison. Le tuyau nous a été donné par des canadiens croisés à Yellowstone car le stationnement des camping car est difficile dans San Francisco et très onéreux. Dans la Green Marina, il faut normalement une autorisation du port pour y rester la nuit mais il y a une tolérance bienvenue. Nous y sommes restés deux nuits sans que personne ne vienne nous déranger. De là, dix minutes en tandem suffisent pour aller jusqu’au Golden Bridge d’où partent les bus panoramiques (que nous adorons depuis notre passage à Lisbonne au Portugal) et qui permettent de découvrir les villes sans aucun stress. Un premier tour complet pour voir l’ensemble du site et choisir l’arrêt idéal pour le second passage. Pour cette fois, notre choix va se porter sur le quartier chinois dans la vieille ville, là où toutes les rues sont en montée… C’est curieux mais je ne me souviens pas des descentes, seulement des montées interminables, nargués par des touristes chinois serrés comme des sardines dans les tramways à câble. La ville est agréable à parcourir le matin, dans le typique prolongement de la rue Lombard, les voitures des touristes forment un élégant serpentin au milieu d’un océan de fleurs, les maisons de bois délicatement ciselées respirent le début du vingtième siècle, la maison de Jimmy Hendrix et le quartier hippie ressuscite la folie des années 60, les agréables parcs ne sont pas encore bondés et la ville se réveille doucement. A partir de 15 heures, c’est une autre version qui se présente, des cohortes de touristes envahissent la citée, les zonards sortent de leur coma, les embouteillages sont partout et une frénésie particulière commence à envahir l’atmosphère. Il est temps pour nous de retourner méditer en face de la tristement célèbre prison d’ Alcatraz.

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