We have a dream…

L’Oregon partie 2

Nous sortons donc du petit paradis de Cannon Beach pour entamer notre descente de la côte Pacifique jusqu’à San Francisco en Californie avant de bifurquer plein Est pour finir de visiter les parcs que nous avons éluder il y a un mois pour cause de trop grandes chaleurs. Je ne sais pas si ce sera meilleur maintenant mais en tout cas ce ne devrait pas être pire! Cela nous fait juste encore quelques milliers de kms à parcourir…nous avons un visa de 6 mois et pourtant nous n’avons pas vu passer le temps pendant ses 4 premiers mois. Nous avons découvert des milliers de choses fantastiques, rencontrés pleins de gens et pourtant j’ai toujours l’impression que le voyage commence… et c’est formidable. Lorsque nous montons chaque matin dans notre studio de télévision Lapinou, nous allumons le grand écran panoramique, réglons les pare soleil et restons captivés toute la journée par le programme inédit et exceptionnel qui se renouvelle chaque jour. Ici pas de rediffusion et nos cinq sens sont tous mis à contribution. Chaque matin est le commencement d’une nouvelle aventure dont on ne connait rien.
image

image

image

image

image

image

Aujourd’hui on aimerait bien essayer de faire quelques centaines de kilomètres car il faut bien avancer un peu quand même! …finalement nous n’allons en faire qu’une petite vingtaine!

image

Alors que nous musardons le long de la côte, j’aperçois des dunes sur le côté de la route pleines de traces de pneus…, puis quelques quads pointent le bout de leurs museaux! Le signe est évident et la tentation trop grande pour que je puisse résister longtemps et 5 kms plus loin nous sommes devant l’entrée de « Sand Lake » près de Pacific City, un parc d’état récréatif ouvert aux sports mécaniques. Moyennant un droit d’entrée de 5$ par jour, on peut tourner sur des centaines d’hectares de dunes, de forêts et sur une partie de la plage. Il y a également la possibilité de camper sur place ou même dans les dunes avec son 4×4 et sa caravane! Il y a déjà pas mal de monde et nous faisons un tour du camping qui se trouve au bord des dunes. De partout des quads, des Sand buggy, des 4×4 avec d’énormes pneus tiennent compagnie aux non moins énormes camping car ou Pick-Up traînant d’immenses caravanes. Je repère rapidement un somptueux Sand Buggy comme je n’en ai encore jamais vu, il est géant, délicatement posé sur de superbes jantes aluminium de 17 pouces montées avec d’énormes pneus sable, il est rutilant avec ses chromes qui reflètent le soleil de toutes parts, son énorme moteur V8 est proportionné à la taille de l’engin et l’ensemble respire,dans un équilibre parfait, la puissance brute et le plaisir sauvage réunis dans un écrin de luxe. Exactement le type d’engin devant lequel j’ai rêvé en feuilletant des magazines de voitures américaines style Hot Rod ou Nitro….
image

Toujours faire attention aux signes qui peuvent se présenter à vous!
On ne regrette que ce que l’on n’a pas fait.

image

Nous continuons donc notre tour pour arriver dans le parking « Day use only » juste au bord des dunes d’où nous pouvons observer ses fous du sable. Un pick-Up tractant une caravane est déjà ensablé en plein soleil à l’entrée des dunes en attente d’un autre truck pour le remorquer. Au fond de cette première étendue de sable on peut distinguer une zone de camping où s’étale déjà de nombreuses caravanes à l’ombre de quelques pins. Régulièrement un groupe de quelques personnes s’en échappent ou y reviennent à bord de nombreux et divers engins motorisés. Aux USA la pratique des sports mécaniques est une affaire de famille et nous voyons ainsi passer des équipages pour le moins hétéroclites. Les familles américaines étant souvent nombreuses et se déplaçant rarement seules, elles profitent de leurs rares congés,souvent non payés, pour retrouver soit la belle famille soit pour partir avec d’autres familles amies et cela débouche sur de nombreux groupes motorisés qui sillonnent la zone en tous sens. Le groupe qui passe devant nous est composé de deux pères, chacun sur un buggy avec un môme sanglé sur le siège passager, puis suivent les mamans sur des Banshee ! (quads ultra sportif) et en fin de peloton, une ribambelle de mouflets de 3 à 15ans sur tout un tas hétéroclite de motos et de quads. Ici, le matériel utilisé est des plus divers, du buggy fait maison qui va rendre l’âme à la première dune au matériel hi-tec, du vieil ATC au tout nouveau quad réplica du champion local, du vieux pick-up rafistolé au monster 4×4, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. La seule obligation aux USA est d’avoir un fanion orange accroché à plus de 7 feets du sol pour pouvoir être vu à proximité du haut des dunes. Et attention! comme partout ici, le shérif veille au respect de la loi! Donc absolument tout les pilotes ont un beau fanion règlementaire et roulent tranquillement…
…torse nu, en casquette et en tongues!!!.
image

image

image

image

image

image
Mort de rire!

C’est vraiment une autre culture ici et le dépaysement que nous ressentons est beaucoup plus important que celui que l’on s’était imaginé. D’un côté il y a une réglementation et une police omniprésente et de l’autre une liberté dans certains domaines presque totale… La conception de la liberté aux USA n’est pas la même que chez nous. Ici, tout ce qui n’est pas interdit et autorisé avec tous les débordements qui peuvent en résulter… bien que se reste de liberté semble se restreindre de jour en jour. Il est donc urgent d’en profiter pendant qu’il est encore temps…
Donc tout ce petit monde part s’éclater tranquillement dans cet immense domaine naturel.
Une autre différence par rapport à chez nous, c’est qu’ici ils sont cool! Nous, quand on part faire une sortie, on n’est pas nombreux mais on roule toute la journée! Ici, ils partent en groupe pour 1/2h ou 3/4h puis reviennent discuter et grignoter autour du feu de camp pendant 3 heures, puis repartent pour un tour de 3/4 heures, avant de revenir discuter jusqu’à la nuit. Ils sortent rarement plus de deux ou trois fois dans la journée et le plus souvent en groupe familial. Le reste du temps est passé, au centre du cercle formé par le groupe de caravane, à boire, à grignoter, à discuter mécanique ou à refaire le monde. La chaleur est supportable car il y a un vent bienvenu, bien assez fort d’ailleurs car il soulève par moment des nuages de sable qu’il ne fait pas bon prendre dans les yeux. (Merci Mich pour son collyre spécial ploucs très efficace!)
Au bout d’un moment à observer ce champ de dunes , à force d’avoir les yeux écarquillées aux quatre coins du terrain et la langue qui traîne par terre j’en ai marre d’avoir mal aux yeux et de manger du sable, alors je profite que Mich est en train de préparer le repas de midi pour retourner dans le camping détailler le buggy de mes rêves.

image

Aucune faute de style, un intérieur sobre et efficace, une peinture classe avec juste quelques détails personnalisés que l’on ne discernent qu’après une observation détaillée, une technicité parfaite avec freins séparés sur chaque roue motrice, boîte 4v séquentielle, trains roulants taillés dans la masse, multiples ammortisseurs d’une beauté et surement d’une efficacité inouïe, échappement court à la sonorité obligatoirement envoûtante, moteur V8 de corvette LS2, casques antibruit pour éviter l’infarctus…etc…

image

image

image

image

Je découvre un engin qui allie beauté, sobriété et efficacité. Alors que je le prend en photo, Karie s’approche de moi et nous entamons la conversation. Comme je lui exprime mon admiration devant ce buggy que nous ne pouvons pas trouver en France elle me dit que c’est celui de son frère Mark et qu’il peut m’emmener faire un tour si je veux!….
…Si je veux? …c’est une plaisanterie! Bien sûr que je veux, plutôt mille fois qu’une même!

Je n’en crois pas mes oreilles. Je vais peut-être pouvoir faire un tour dans un engin de folie dont le prix de revient dépasse quand même tranquillement les 50 000 $…
Karie, qui a été voir son frère revient me dire de passer dans l’après-midi.
Je suis comme un gosse dans l’attente d’un énorme cadeau de Noël! Je retourne ventre à terre raconter tout ça à Mich devant un bon plat de spaghetti sauce tomate. Je suis encore sur mon petit nuage, me demandant toujours si je rêve ou bien si je suis vraiment dans la réalité, lorsque le bruit grave et rauque d’un moteur V8 gavé de chevaux semble m’appeler. 500 canassons qui passent dans un échappement pratiquement libre…ça fait trembler les vitres de Lapinou! Je regarde par la fenêtre Mark qui me faire signe de le rejoindre à sa caravane. Ça y est, mon cœur s’emballe et je ne donne plus l’heure. Tout cela paraît tellement irréel. Sans rien demander, mes rêves les plus fous semblent se réaliser. Je prends mon Ipad sous le bras et part le cœur vaillant vers mon destin.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :