We have a dream…

L’Oregon

Après notre passage merveilleux dans l’ Idaho nous attaquons l’Oregon par le coté Est…et la transition va s’avérer difficile. Après tous les fabuleux paysages que nous avons traversés, le retour a des lands désertiques, arides, étouffantes est quelque peu déconcertant. Même les rivières ne sont plus prolixes en poissons suicidaires!
Nous passons la première nuit près d’une rivière pour profiter de la fraicheur relative de l’eau mais les moustiquaires obligatoires près de toutes sources d’eau empêchent comme d’habitude la circulation de l’air frais venant de l’extérieur…On ressort donc le ventilateur avec joie! Nous sommes venus dans l’Oregon suite à notre rencontre avec Gib près de Daytona. Il nous a invité à passer le voir à Ashland mais nous n’arrivons plus à le joindre…J’espérais cette halte pour pouvoir effectuer toutes les vidanges sur Lapinou et contrôler toutes les pièces d’usure. Il va peut-être falloir envisager un plan B. Nous passons rapidement à Mitchel city, petite ville en cours de désertification sans grands intêrets mais porte d’entrée des « Painted Hills » Sur les prospectus, ses collines ont de superbes couleurs mais sur place nous sommes un peu déçu, en plus il fait toujours aussi chaud et étouffant. On recherche donc encore un lieu de bivouac proche d’une rivière et on trouve un endroit sympa après une nouvelle traversée de paysages désertiques. La fraîcheur est relative et les poissons sont toujours aux abonnées absents mais il faut bien un peu de rudesse pour apprécier le reste…
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On prend ensuite plein nord, toujours pour essayer de trouver un peu de fraîcheur, direction la ville « The Dalles » près de la Hood river juste à la limite du Montana. D’interminables lignes droites nous portent à travers le désert et c’est avec joie que nous voyons poindre à l’horizon les sommets de montagnes enneigées, synonymes enfin de fraîcheur. Nous passons Dalles, grande ville industrielle, berk, pour bifurquer à l’assaut du Mont Hood et de ses neiges éternelles permettant de skier toute l’année. Au pied du mont Hood s’étendent des centaines d’hectares de vergers mais il est trop tard pour voir la floraison des arbres. Par contre nous retrouvons les joies du « Private property » et du « No Trepassing » qui me prennent le choux! On vient de traverser 600 kms de merde et maintenant que ça commence à être un peu plus joli on ne peut plus se garer…Le moral est en baisse et heureusement on trouve à la tombée de la nuit un petit primitive camping au bord d’une rivière et au milieu des bois. On y passe enfin une nuit fraîche,…même très fraîche puisque l’on va mettre un petit coup de chauffage au réveil. On passe d’un extrême à l’autre à une vitesse déconcertante. Les campings, complets le soir se vident aussi le matin à une vitesse incroyable. Quand on se lèvent à 9h, tranquillou, les 3/4 du camping sont déjà vide! Sont vaillants les touristes américains! On poursuit notre ascension du Mont Hood avec notre vaillant Lapinou pour arriver aux pieds des pistes, enfin je dirais plutôt aux pieds de la piste…En effet il y a beaucoup de monde mais pour peu de neige. Il y a un immense refuge, très typique dans lequel on va se payer un bon gueuleton histoire de se remonter un peu le moral puis on redescend sur Portland, encore une grande ville industrielle, reberk.

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Sur la brochure vantant la beauté de l’Oregon il y a une superbe photo montrant un splendide rocher en bord de mer…et c’est parti pour Cannon Beach sur la cote Pacific à l’extrême nord/ouest de l’Oregon. Depuis notre entrée par l’Est de l’Oregon, en l’ occurrence par la ville « Ontario » jusqu’à Cannon Beach, on aura parcouru quand même 800 kms de merde…Cette fois notre pif aura un peu foiré, nous n’avons pas choisi un bon itinéraire, il faut dire que l’état est immense et nos points de chutes choisis, l’ont été à la mauvaise période…mais une fois arrivés sur la côte Pacific, que nous allons redescendre jusqu’en Californie, tout va changer et nous allons découvrir un autre visage de l’Oregon, nettement plus enchanteur cette fois.
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Cannon Beach est un havre de fraîcheur lové au bord d’une côte rocheuse hébergeant de superbes plages de sable fin. Je peux vous dire qu’après 8 jours de merdes chaudes nous ressentons cela comme une bénédiction. Finalement cela valait quand même bien le coup de transpirer un peu…Il y a une telle différence entre tous ses paysages, tous ses climats que nous traversons, il y a une telle possibilité de choix géographique et climatique aux USA que lorsque j’y suis confronté je me redemande comme toujours pourquoi certaines personnes restent obstinément dans certaines contrées pour le moins inhospitalières à la race humaine. Ce doit probablement être des sur-hommes et…seuls les meilleurs survivront! Mais quoi qu’il en soit, je préfère aujourd’hui vivre confortablement à Cannon Beach plutôt que bouffé par les moustiques dans une chaleur étouffante au fond d’un canyon infesté de serpent…Nous trouvons un petit camping super sympa à deux pas de la plage et du centre ville. Nous décrochons le tandem et fonçons vers la mer pour le bain du siècle. Deux secondes et demi, c’est le temps qu’aura duré le bain du siècle qui s’est limité au gros orteil…qui va mettre une bonne heure pour repasser du bleu à sa couleur normale. Jamais vu une eau aussi froide! Le site est merveilleux mais je comprends maintenant pourquoi ce n’est pas l’affluence ici. Pour la baignade il faut oublier et se promener gentiment sur la plage avec les doudounes et les bonnets en plein mois de juillet! Ceci dit, à choisir entre le canyon pourri et le frigo garni, mon choix est vite fait. À marée basse le spectacle prend les couleurs de l’arc en ciel avec toutes ses étoiles de mer multicolores accrochées aux rochers se découpant sur le fond bleu et blanc d’un ciel chargé de vapeur d’eau. Dans le village aux charmantes petites maisons de bois les fleurs sont partout et embaument l’air d’un parfum enivrant. Nous avons enfin retrouvé un petit coin de paradis, certe il n’est jamais très loin, mais cette fois il nous a fallu quand même chercher un peu…
Après tous les kilomètres avalés ses derniers temps nous allons rester deux jours ici puis l’appel de la route nous reprend.

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C’est comme une drogue maintenant, le plaisir d’être « on the road again » est plus fort que la beauté magique des lieux et le ronronnement régulier de Lapinou nous emmène toujours plus loin dans notre septième ciel.

Commentaires sur: "L’Oregon première partie" (3)

  1. bernaud a dit:

    Bonjour,

    Quand-est-ce que vous passez manger à la maison ?

    Il fait beau, parfois, et il n’y a pas de moustiques.

    Ne tardez pas trop en septembre nous retournons sur l’île de beauté.

    Bises à vous deux et excellente continuation.

    bgb

  2. On va essayer de résister encore un peu…
    Merci pour l’invitation…en 2014.
    Bises à toute la famille.
    Pensez à nous envoyer une photo du petit dernier…

  3. d’un peu de plus vous le perdiez derriere les chaussures….

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