We have a dream…

L’IDAHO

L’IDAHO

On traverse maintenant les immenses plaines du Far-west, on a pris une piste qui suit le tracé de l’ancien chemin de fer et quelques panneaux d’information nous renseignent sur l’histoire du chemin de fer, sur les batailles avec les indiens et sur les difficiles conditions de vie. Le paysage est souvent désertique et seules quelques vallées irriguées sont parfois verdoyantes et paraissent plus accueillantes. Nous nous arrêtons dans un camping primitif à Mackay au bord d’une rivière, dans un petit bois protégé par une petite falaise. L’endroit est très sympa et en plus gratuit! On va y rester deux jours, moi à ne rien faire et Mich, repris par l’ange du ménage, va en profiter pour faire le nettoyage complet de Lapinou et avec le sourire s’il vous plaît! Elle a même mis une inscription sur la porte du placard à vêtements qui me remplit de bonheur.
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Nous sommes maintenant au beau milieu des rocheuses, toujours dans l’Idaho, nous suivons une piste depuis plusieurs miles qui monte, qui monte et qui monte encore. En quelques kilomètres nous passons de 1700 mètres à 2600 mètres, la végétation se raréfie et seuls quelques troupeaux de vaches ou de génisses viennent animer le paysage. Nous franchissons le « double spring » petit col qui sépare deux vallées, la piste se rétrécie et il ne faudrait pas que l’on vienne à croiser un autre véhicule, cela fait déjà un moment que je me demande comment font les gars qui doivent bien se croiser un jour…Moi, je ne fais pas 10 kilomètres en marche arrière!….je préfèrai démonter Lapinou!
… (Ça y est, c’est le plomb de Yellowstone lake qui refait de l’effet!)
Par chance on ne va croiser personne et les paysages sont toujours magnifiques, Lapinou est couvert de poussières, (heureusement que Mich a lavé les vitres…) et nous redescendons doucement dans la vallée. Des troupeaux de biches réapparaissent ça et là dès que nous retrouvons des zones plus herbeuses. La puissance et la richesse de l’eau nous sautent aux yeux dans ce paysage apparemment si minéral. Là où l’homme ne s’est pas aventuré, le sol est gris et nu, à partir du moment où il a installé un quelconque système d’irrigation, une belle herbe grasse occupe le terrain. Les systèmes d’irrigation sont souvent circulaires et la vallée est parsemée de gros ronds verts. On dirait que la limite de la partie irriguée est tranchée au couteau. D’un côté le vert, symbole de richesse et d’opulence, de l’autre, une terre grise et farineuse qui paraît inculte mais qui pourtant semble se révéler fertile en présence d’eau. Un peu plus loin sur les contreforts du plateau, la différence nous apparaît d’une façon encore plus frappante. Une maison est construite sur un petit plateau naturel, l’ensemble est de couleur gris et seul le petit terrain attenant à la maison est irrigué et resplendit d’un beau vert éclatant, tranchant curieusement avec la tonalité ambiante.
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Nous sortons de la piste juste à l’heure du lunch et devant la Salmon River…Pas de chance, les saumons ont déjà mangé et maintenant ils font la sieste, les cons! Se sera donc reste de bœuf bourguignon maison…délicieux d’ailleurs!, C’est dans ses moments là que l’on apprécie plus particulièrement la chance d’avoir très bien choisir sa compagne…
Un bref passage à Challis pour ravitailler Lapinou et le frigo et nous revoilà sur une autre piste à la recherche d’un village fantôme et de sa mine abandonnée. Le village à été transformé en State Park…et il ferme à 17 heures…et il est 17h30!. Tant pis, nous avons déjà fait 5 miles de pistes, on va faire les 8 miles restant pour pousser jusqu’au lac d’altitude de Bay Horses et bivouaquer sur place. On s’arrêtera à la mine demain en redescendant. C’est une manie ici, au début les pistes sont extra larges et plus on monte plus elles se rétrécissent! Celle là ne déroge pas à la règle et c’est en seconde que l’on fini le parcours du lac. L’ascension était raide puisque nous arrivons de nouveau à 2200 mètres d’altitude mais le cadre est superbe. Un havre de pins en lisière d’une prairie verdoyante bordant un petit lac d’une eau pure et bleu nous tend ses branches. Nous vivons au sein d’une image d’Epinal. En plus un primitive camping gratuit n’attend plus que nous! L’Idaho est vraiment un état accueillant avec d’immenses paysages magnifiant cette liberté sauvage que je chéris tant.
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Le minuscule camping est pratiquement désert et seul un couple de retraité avec un gros pick-up 4×4 et une petite caravane occupe les lieux. Nous nous installons cette fois à bonne distance, l’expérience nous aillant montré que les gens qui vont dans ce genre d’endroit y viennent souvent à la recherche de la solitude et du silence. Si ils sont curieux, nous les accueillerons avec plaisir. Fin d’après midi, nous descendons à pied jusqu’au lac, distant d’une petite centaine de mètres. Il y a deux petits pontons de pêche, un peu délabrés et qui n’inspirent pas vraiment confiance à Mich, pourtant nous risquons juste de finir un peu mouillé… Nous retrouvons nos deux retraités, qui eux sont descendus du camping avec leur 4×4…(c’est pas des américains pour rien!) et qui sont en train de pêcher sur l’un des pontons. Un autre couple promène leur chien et essaye de pêcher aussi sur le deuxième ponton, sauf que le chien saute régulièrement dans l’eau…Il n’insiste donc pas et nous laisse la place et la magie des lieux va opérer encore une fois. Les premiers lancés n’étant pas concluants je change de cuillère en prenant celle conseillée par le patron hyper compétent et passionné du magasin de pêche du parc de grand téton. Bien m’en prend car en l’espace de 10 minutes je vais sortir deux belles truites de 30 centimètres! Michèle est aux anges, moi aussi. L’Heaven est vraiment partout et nous avons la chance de pouvoir le côtoyer. Merci.

Ps: j’espère que les photos vont vous emmener dans les nuages avec nous parce que lorsque je les montre à Michèle sur l’iPad en mode diaporama, elle ne dit plus rien pendant un moment avant de s’extasier en disant tout haut « ça fait rêver quand même… »

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Le lendemain

À la recherche des chercheurs d’or.

Nous redescendons doucement la piste du lac de Bay Horses pour nous arrêter sur l’ancien site de la mine de Bay Horses. Ils ne se sont pas foulés pour trouver des noms originaux…Le Ranger est sympa et nous incite à rester derrière les barrières et à ne pas rentrer dans le saloon car il y a, dit-il des Rattlesnakes (serpents à sonnette) de partout… À voir, j’enverrai Mich en premier! Le site est vraiment à l’abandon et les derniers bâtiments de bois encore debout sont vraiment en sursis. Le Ranger nous indique un autre lieu mieux conservé où nous pourrons voir une dredge, sorte de barge fabriquée pour draguer le fond des rivières et en extraire l’or.
Comme d’habitude on arrive à Sunbeam trop tard pour visiter l’intérieur de la barge qui a littéralement ravagé le fond de la vallée alors on monte se mettre au frais pour la nuit en empruntant une piste qui mène à « la river of no return » Tout un programme! On va s’arrêter avant la fameuse rivière, après 20 kilomètres de pistes étroites qui nous font passer des 1700 mètres à 2600 mètres! Il faudrait faire encore 9 miles pour arriver à la river of no return et nous préférons bivouaquer tout près du col d’où nous avons une vue qui nous coupe le souffle,…ce qui devrait être pratique pour dormir.
…Finalement d’avoir le souffle coupé n’est pas si pratique que ça pour trouver le sommeil puisque Mich va broger toute la nuit sur les freins de Lapinou qui risquaient de lâcher dans la nuit et nous précipiter ainsi au fond du ravin…
Donc, le lendemain, les freins de Lapinou n’ayant pas lâché, nous partons à la recherche des chercheurs d’or. Cela fait tout drôle de visiter ses baraques abandonnées dans lesquelles tant d’espoirs sont venus animer les nuits froides des occupants. Certains irréductibles sont encore en activité comme en témoignent les pancartes parsemées le long de la piste qui stipulent bien que les droits d’exploitation du sol sont toujours actifs et que l’on n’a pas le droit de fouiller le sol…On voit d’ailleurs certaines personnes sonder le sol avec des appareils bizarres, sûrement des sortes de détecteurs de métaux. On les laisse sagement à leurs occupations bassement matérielles et nous continuons non moins sagement notre voyage dans les nuages.
Arrivés devant la Yankee Fork Dredge, nous pouvons enfin aller visiter l’intérieur et nous faire expliquer son fonctionnement. Un équipage de trois hommes seulement suffisait à ravager toute une vallée en trois ans…et dans chaque vallée il y avait une dredge.
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… Nous repartons inlassablement sur les pistes à la recherche de Geronimo. Notre errance va nous porter cette fois jusqu’à la ville de Idaho Citie. Charmante petite ville perdue dans les rocheuses, juste décadente comme il faut, pas trop en ruine pour que l’on puisse s’imaginer quand même un peu le passé autrement qu’au travers d’un tas de planches pourries et épargnée par l’attrait immodéré du tourisme qui tend à réduire le look des petites villes à une succession de motel et de RV Park.
Une mention spéciale pour la maison surmontée d’une petite tourelle qui nous a fait penser à Jean-Philippe et à Serge, les plus grands récupérateurs de la haute-Loire…
Nous avons fini la matinée dans un vieux saloon, le Diamond Lil’s, un vrai, comme dans les films. De l’extérieur cela ne ressemble à rien mais de l’intérieur, une fois accoutumé à la sombritude des lieux, c’est magique. J’ai même pris un client pour une statue de cire…En réalité c’était un vieux motard, au look pas possible, accoudé au comptoir mais dans un immobilisme incroyable. C’est seulement quand la serveuse est venue lui parler (surement pour voir si il n’était pas mort…) que j’ai réalisé que je n’étais pas au musée Grévin! Lorsqu’il est sorti du bar, son pas alerte n’était définitivement pas celui d’un clone et j’ai eu juste le temps de voler une photo du chevalier sur son tonnerre mécanique avant qu’il ne disparaisse dans la poussière de la Main Street…

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Geronimo était lui en formation au centre de secours contre les incendies…

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Commentaires sur: "L’IDAHO" (4)

  1. Super, ça laisse rêveur , on peut imager plein de choses quand on voit c’est belles photos

  2. Malou Bruneton a dit:

    superbes paysages et surtout superbe Mich’ toute belle bien bronzée et si bonne cuisinière, comme dit Phil’ c’est encore lui qui a tiré le plus bon no attention de bien la cajoler BIZES des BRUNETON

  3. Yeee plein les mirettes

  4. On se croierait dans un vrai western

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