We have a dream…

L’Oklahoma

L’OKLAHOMA

On reprend l’autoroute pour avancer quand même un peu vers ses fameux grands parcs de l’Ouest Américain. Il va bien falloir qu’on y arrive quand même un jour…Cela fait déjà plus de deux mois que nous sommes sur le territoire US, 10 000 kilomètres de parcourus, des images et des rencontres pleins la tête et il faut parfois se faire violence pour avancer un peu. Le territoire américain est si immense qu’une vie ne suffirait pas pour en faire l’approche et même si nous avons un peu de temps devant nous, 6 mois, ce qui est à la fois beaucoup et très peu, nous avons tellement de choses et de gens à découvrir. Alors on décide de temps en temps de faire une étape de 500 ou 700 kms d’un coup. On couche sur une aire d’autoroute et en deux jours la liaison entre deux états est faite. Nous passons donc directement de la Louisiane à l’Oklahoma. Au Visitor center où nous nous arrêtons à chaque changement d’état, nous étudions les différents points d’intérêt susceptibles de nous plaire et nous optons pour l’Oklahoma par un passage sur la fameuse route 66, un canyon près de la ville d’Oklahoma, un lac pour se rafraîchir et quelques dunes de sable ouvertes aux engins motorisés…
Sur la route nous croisons le passage d’une tornade qui a fait quelques dégâts la semaine dernière et les ouvriers sont en train de réparer les lignes haute-tension. Les immenses panneaux publicitaires en solides poutres ipn ont été vrillés sur leurs socles comme des spaghettis,…dans le meilleurs des cas! Les autres se sont envolés et reposent en petits morceaux un peu partout aux milieux des champs. Faudrait peut-être penser à allumer de temps en temps l’autoradio…il parait que c’est le moyen le plus sur d’être informé sur les menaces et les trajectoires des tornades. Plus loin, nous longeons un nouveau spectacle de désolation, le long d’une rivière tout a été dévasté, les frêles mobil-home sont éventrés, les arbres déracinés, les chemins effacés, une maisonnette est même à l’envers, renversėe sur son terrain à quelques dizaines de mètres de son emplacement initial. Les propriétaires ont vidés la petite maison de bois de tous les effets qui étaient restés à l’intérieur et ils ont étalé l’ensemble sur tout le terrain qui encadre la maisonnette. La vision de cet étalage insolite en train de sécher, au grand soleil qui règne maintenant, autour d’une maison qui semble délicatement posée à l’envers est surréaliste et particulièrement émouvante. Assis sur la nudité de la dalle de béton qui supportait si bien leur ancienne petite maison, les propriétaires semblent contempler, immobiles, la toute puissance de la nature, et nous nous sentons à notre tour tout petit et bien vulnérable. La terre, notre mère, sera toujours heureusement la plus forte. Elle sait très bien nous protéger, mais prenons garde de ne pas trop lui en demander. Nous apprendrons plus tard que cette fois c’était des pluies diluviennes pendant 2 jours qui ont causées des inondations un peu partout dans la région…beaux pays! On va rester deux jours à regarder le niveau d’eau baisser au bord d’un lac avant de prendre un bout de la fameuse Route 66…
…On n’a pas du prendre un bon bout parce-que sur celui là on n’a pas vu grand chose. Un café minable, une ruine d’un garage d’époque?…(4 moellons!), une grange ronde dont les chiottes ont été restaurées et sont présentées comme un patrimoine mondial…,
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une immense bouteille de coca avec un magasin vendant des milliers de soda du monde entier et… c’est à peu près tout! Nous voilà déjà à Oklahoma City. On aimerait bien assister à un rodéo mais pas moyen de trouver des dates qui collent avec notre progression dans le Texas. On se rabat sur une exhibition de chevaux qui se déroule le lendemain dans une arène couverte d’Oklahoma. On va découvrir un concours d’isolement d’une bête du troupeau entre gentleman farmers…les chemises sont repassées au cordeau, pas une goutte de transpiration ne vient tâcher la parure des parfaits cavaliers, le style est parfait. La piste est scindée en deux parties, d’un côté les cavaliers s’échauffent et de l’autre ils passent à la démonstration de leurs talents devant un jury qui note dans une ambiance monacale. Tout se déroule dans un silence consternant, une sirène discrète annonce la fin de chaque temps réglementaire et le candidat rejoint le groupe qui s’échauffe sans que la moindre émotion transparaisse, sans que le moindre applaudissement ne vienne égayer un peu le lieu. Nous sommes loin de l’ambiance que nous nous imaginions, mais que nous espérons encore trouver lors d’un rodéo ultérieur…
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Nous restons une petite heure sur place puis nous filons encore un peu plus à l’ouest prendre un avant goût des fameux canyons de l’ Arizona en mettant le cap sur le Red Rock Canyon State Park situé à environ une soixantaine de miles à l’ouest d’Oklahoma.
…On voulait avoir un avant goût du mythique Grand Canyon,…heureusement que celui là était gratuit! Un simple bout de ruisseau entre deux petites falaises de 20 mètres de haut sur 200 mètres de long suffit ici à faire un State Park!! Bon, c’est vrai qu’avec un environnement complètement plat et nul sur 300 kilomètres de rayon, on imagine que pour les habitants du coin un peu d’ombre et de verdure est bien agréable, mais de là à faire un State-Park…Je n’ai même eu le temps de prendre une photo…
On continue donc notre programme, un peu foireux sur ce coup là, vers les dunes de sables, direction plein nord.
Nous arrivons dans la Sand vallée à la nuit après avoir pris au soleil couchant une superbe piste serpentant le long d’un oued aux couleurs magiques. Nous trouvons un camping au bord de la route un peu après Fairview où sont déjà stationnés de luxueux camping cars remorquant de non moins luxueuses remorques pleines à craquer de Quads, SSV et buggies en tout genre.
Enfin quelque chose qui s’annonce bien.
On s’installe tranquille dans le camping pour assister au retour des quads et des buggies qui reviennent de leurs balades de nuit dans les dunes. Le bruit grave et rauque du moteur V8 de Chevrolet corvette qui équipe l’un des buggies vibre dans la nuit tandis que les phares des derniers joueurs nocturnes s’éteignent pour laisser le silence de la nuit s’installer sous une pluie d’étoiles.
Demain, il faut que je trouve un Sand-buggy à louer!
…Nous sommes demain…
Et le seul engin que j’ai trouvé à louer est un 800 RZR mais qui sera seulement disponible à partir de demain pour 400$ la journée. Pour une fois je décide d’être raisonnable, c’est quand même ballot d’aller foutre 400$ en l’air pour faire en moins bien ce que j’ai pu pratiquer pendant 1 an avec le 900…et puis je préfère garder le budget pour louer un engin afin de pouvoir approcher les pistes incontournables du Moab dans l’Utah.
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Nous quittons donc l’Oklahoma pour entrer dans le Texas.

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