We have a dream…

La Floride côte Ouest

On attaque le Golf du Mexique par la ville de Naples qui va nous charmer au delà de nos espérances, à tel point que nous allons d’ailleurs y rester 8 jours pour que Lapinou puisse aussi prendre un peu de repos…Nous nous faisons déloger la première nuit du bord de la plage par la police juste avant minuit…Nous finissons en plein centre ville sur un immense parking public entièrement illuminé…et entièrement désert. On se met juste au milieu, on doit sûrement faire un peu tâche mais c’est le poulet qui nous a donné l’adresse en nous disant que là, on ne craignait rien…En tout cas on n’a pas du passer inaperçu et le lendemain nous allons au camping Naples RV Resort, avec piscine svp, qui nous fait un prix promotionnel à 125 $ la semaine! Naples occupe un lieu paradisiaque et les grandes fortunes l’ont bien compris avant tout le monde… Les plages sont enfin comme on en rêvait, avec un fin sable blanc, des criques bordées de palmiers et de coquillages, des couchers de soleil à emballer la première sirène venue…, des oiseaux et des poissons de partout, une mer à plus de 27°…
Moi qui ne suis pas très baignade, tous les soirs c’est un vrai plaisir de faire quelques brasses avant d’admirer le soleil couchant au milieu des dauphins…

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Le soir venu, la promenade en tandem au milieu des centaines de palais dignes des mille et une nuits nous laisse sans voix devant tant de beauté et de perfection. Un sentiment de plénitude nous envahit et si tout se terminait maintenant on s’éteindrait heureux.
Dans le DownTown (centre-ville), les allées sont majestueusement bordées d’arbres géants aux fleurs délicates dont les rouges et le jaune flamboyants se détachant dans le bleu d’un ciel pur contribue à créer une atmosphère apaisante. Même les place de parking sont gratuites sous ses parures célestes. Naples restera pour nous, pauvres ploucs ne l’oublions pas, la ville de tout les superlatifs mais dans le bon sens du terme. Je n’ai rien trouvé d’ ostentatoire dans tout ce que j’ai vu car tout s’imbrique à merveille l’un dans l’autre. La sublimité des plages avec la magnificence des palais, la beauté du ciel avec l’extraordinaire aménagement princier de la végétation exubérante, le foisonnement de véhicules prestigieux en accord avec les lieux dans les rues placides, aucune faute de goûts nul part…

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…( à part cet enculé de contractuel qui nous a encore mis une prune pour non paiement du stationnement sur les parkings des bords de plage!)

…….Plouc sort de ce corps, tu viens de rompre la magie dans laquelle j’étais plongé pour nous ramener à la dure réalité quotidienne.

L’harmonie était presque parfaite. Je comprend pourquoi je hais les contractuels…
Avec tout l’argent qu’il y a ici, la municipalité pourrait bien faire les places de parking en bord de plage gratuites hors saison…
En plus mort de rire, un soir, après avoir assisté à notre coucher de soleil quotidien, nous mangeons sur place dans Lapinou, garé, illégalement bien sur, devant la plage et surtout juste à côté de l’entrée de l’un de ses milliers de palais locaux. Il fait nuit et soudain, une Rolls Royce se pointe devant le portail électrique…Nous sommes bien sur le seul véhicule restant sur ce parking réservé aux possesseurs de beach pass…et nous nous éclairons romantiquement à la bougie…Ce qui, vu de l’intérieur d’une Rolls Royce, doit plutôt passer pour une façon de s’éclairer romanichèlement…La voiture marque un temps d’arrêt plus long que la normale avant de franchir le deuxième portail électrique menant au patio intérieur et de libérer ses princes dans le grincement métallique des portails qui se referment sur cette peur qui habitent tant de gens, cette peur de la nouveauté, cette peur du différent, et plus généralement cette peur de l’autre, de celui qui hier n’était pas là et qui ce soir surgit dans un coin de chandelle avec son engin bizarre qui ne ressemble à rien… C’est ainsi que 10 mn plus tard nous nous retrouvons à tailler la causette avec le même poulet qui nous avait déjà délogé de la plage à l’autre bout de la ville il y a trois jours! Sauf que là, il n’est pas encore 23 heure, heure limite du couvre-feu où le stationnement sur les zones payantes est interdit dans toute la ville et le poulet sait déjà que nous ne sommes pas des bandits dangereux. L’ayant vu arriver avec ses gros gyrophares, je sors l’accueillir…et surprise! Il m’aborde avec un joyeux  » How are you ?  »
…il me demande bien sur de ne pas coucher ici et comme je lui dis que nous avons trouvé un camping pour 8 jours, que nous avons profité du coucher de soleil et que nous sommes simplement en train de boire un verre et que dans une heure nous serons partis, il refait aussitôt demi-tour en nous souhaitant une bonne soirée…
Et fuck le milliardaire froussard de mes cou…..
Le lendemain soir, alors que l’on se promène avec Lapinou dans l’un de ses innombrables « lotissements » des mille et une nuits, qui curieusement ne sont pas fermés avec forces barrières et gardiens, une autre Rolls Royce nous dépasse, fait demi-tour, nous redépasse alors que j’essaye de prendre des photos d’un palace. Neighborhood watch….
Je souris en imaginant notre troisième rencontre avec super poulet, mais les plaisanteries les plus courtes étant les meilleures, je décide quand même d’abréger pour ce soir nos reconnaissances en priant pour qu’il n’y ait pas un gros cambriolage dans le quartier cette nuit!
En tout cas, tant de richesses rassemblées au même endroit donnent le vertige. Nous n’avions jamais vu autant de Ferrari, de Lamborghini, de Rolls Royce et de tout ce que la production automobile de prestige peut produire avant de découvrir leurs lieux de garage qui nous laissent béat d’admiration. D’accord je suis un Plouc, d’accord j’aime la nature, mais sincèrement je ne pensais pas pouvoir approcher de ci-près la beauté de ses lieux dont je n’imaginais même pas l’existence. L’ignorance a un énorme avantage c’est que l’on peut être facilement émerveillable. Mais je pense que même si j’avais su que cela pouvait exister,…je ne l’aurai pas cru.
…et encore un pas de franchit !
Mille et un merci.

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