We have a dream…

Au revoir Canada, bonjour USA

Vu la météo exécrable, on ne va pas s’attarder au Canada. On avale donc, vite fait bien fait, tout ce qui reste dans le frigo vu que l’importation de tout produit frais est interdite. Alors que je remonte mon gros ventre dans Lapinou à la recherche d’une caserne de pompier pour aller faire le plein d’eau, un client d’une station service s’approche de nous et nous propose gentiment d’aller faire le plein (d’eau cette fois!) chez lui. Nous aurons vraiment le souvenir des canadiens comme étant des personnes naturellement accueillantes et prêtes à rendre service sans même attendre qu’on leur demande.
Premier jour avec Lapinou à halifax, à la sortie du port, un canadien nous a offert le plein de gasoil, essentiel pour la suite de notre périple. Dernier jour à Niagara, un autre canadien nous offre ce qui est essentiel à la survie de l’homme: l’eau. Tous nous ont offert l’essentiel: de l’ Humanité

image
Alors,  » Québec je me souviens  » ça c’est sur! et entre lire cette maxime sur la photo d’une plaque d’immatriculation ou le vivre sur place…il y a juste:
Un petit pas pour le plouc, un grand bond vers l’Humanité.

image
Et un point de gagné pour l’humanité!

Reste le passage de la frontière…et là, d’après ce qu’on peut lire sur les blogs des voyageurs, l’humanité n’en ressort pas toujours gagnante devant le potentat des douaniers souverains. Pour mettre toutes les chances devant nous, nous vidons le frigo, rangeons soigneusement l’intérieur de Lapinou et lui offrons même une toilette extérieure. Des fois qu’il resterait un peu de terre contaminée de la cabane à sucre…C’est donc avec un peu d’appréhension que nous franchissons le pont qui enjambe les chutes du Niagara pour le grand voyage aux USA, si Monsieur le douanier le veut!
…et encore une fois, soit la chance est avec nous, soit la chance est avec nous!… Plus sérieusement je dois arrêter d’accorder trop d’importance à tout ces avis alarmistes lus sur les récits de voyageurs. Certe, la véracité de tout ces propos inquiétants n’est pas à mettre en doute mais il faudrait plutôt s’attarder sur le pourcentage de problèmes qu’ils représentent par rapport à la somme des voyageurs qui ont pris un bateau où qui ont passés une frontière. Il est bien connu que sur internet comme ailleurs, les gens sont plus prompt à se plaindre qu’à féliciter les bons services des gens qu’ils ont eu la chance de côtoyer…En tout cas pour nous, nous ne pouvons pas nous plaindre du service des douanes de Niagara. Le passage de la frontière nous aura pris environ 1/4 d’heure. Après le passage du portique d’entrée commun à tous les véhicules où nous avons laissé au douanier nos deux passeports ainsi que celui de Couic, nous avons été invité à aller garer Lapinou sur le parking en face des bureaux administratifs. Ensuite, muni d’un ticket numéroté, comme lorsqu’on fait la queue à la poissonnerie d’Auchan, nous avons été attendre notre tour dans les bureaux. 10mn plus tard un grand douanier costaux appelle les deux Frenchies…et après les traditionnelles questions sur notre destination, sur l’endroit d’où l’on vient et sur la durée de notre séjour, après la non-moins traditionnelle prise d’empreinte et, plus surprenant pour deux ploucs, la photographie du fond de l’œil…le douanier nous accorde notre autorisation de présence sur le territoire américain pour une durée de 6 mois. Contre la somme de 12$, il nous rends même nos passeports dûment tamponnés avec un franc  » have a good journey »
Pas de fouille du véhicule, pas de justificatif à fournir sur nos revenus, des douaniers courtois, en bref, une frontière comme toutes les frontières que nous avons déjà eu l’occasion de passer. On se fait tout un monde de bien des choses, on trouve toujours pleins de raisons pour ne rien faire, pleins de raisons d’avoir peur ( de quoi, de qui?) mais au final, toutes ses barrières dont on s’entoure pour se protéger ne tiennent souvent plus à l’épreuve de la vraie vie. Pas celle cachée derrière l’anonymat de son ordinateur mais celle qui demande l’effort de mettre un pas devant l’autre pour aller à la rencontre d’autrui, celle qui va permettre de construire sa propre route, celle qui va apporter le plaisir d’échanger avec cet étranger que nous croisons tous les jours mais que nous ignorons sans même nous en rendre compte.
Les canadiens nous ont bluffés, qu’en sera t’il des américains et surtout, allons nous arriver nous aussi à pouvoir être un jour bluffant…?

Sacré challenge que je viens de nous trouver là…Va falloir s’entraîner dur dur!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :