We have a dream…

Le PORTUGAL

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PORTUGAL

Pays enchanteur où nous commençons enfin à trouver un peu de chaleur et de soleil, ce qui contribue à rendre les paysages tout de suite sympathique. Nous passons deux jours à Guimaraes, superbe ville médiévale où nous pouvons flâner le soir dans une tranquillité reposante. Profitant d’une averse pluvieuse le matin, Nous visitons un palais parfaitement restauré qui nous emmène encore un peu plus loin mais dans le temps cette fois. Nous roulons ensuite comme des escargots en pâte sur des petites routes serpentant le long de jolies vallées pour arriver de nuit à Porto où nous avons notre premier coup de cœur Portugais. L’arrivé de nuit dans les grandes villes est un instant magique car la circulation y est beaucoup plus fluide puisqu’il y a moins de voitures, les monuments sont souvent mis en valeur par un éclairage sophistiqué, ils sont également plus facile à approcher, voir même à toucher et en plus il est plus aisé de trouver une place de libre pour la nuit. Nous nous installons à proximité du port dans un coin enchanteur au bord du Douro et après un bon repas à bord de notre Lapinou 4 étoiles, nous partons pour une petite visite nocturne du vieux Porto.
N’étant pas trop fana des grandes villes nous repartons le lendemain matin, après une visite matinale du quartier des vins pour Aveiro, la petite Venise du Portugal…
Bof, réputation un peu surfaite, ou alors nous n’avons peut être pas trouvé les bons quartiers mais nous n’avons pas été enchantés alors on continue sur Coindra où on arrive de nuit pour trouver une ville sans cachet particulier, grande ville universitaire mais pas vraiment mise en valeur, tout du moins la nuit. Après avoir tourné un peu dans l’espoir de trouver un coin sympa, on finit par se garer dans une rue calme pour passer la nuit et être réveillé au petit matin par les haut-parleurs de la prison qui font l’appel en égrenant les matricules des prisonniers…avec gardiens dans les miradors, barbelés et tout le toutime…on avait cru se garer au pied d’une église mais visiblement le cloître a été reconverti comme souvent en prison, sauf que dans le cas présent la formule est en encore d’actualité. On n’est vraiment pas tous égaux.
Finalement Coindra est plus belle de jour, c’est une ville construite sur une montagne et il y’a plein de petites ruelles en côte avec des petits commerces de partout. On va prendre de gros mollets si ça continue à force de marcher dans toutes ses ruelles pas plates et à force de monter et de redescendre tous ses escaliers. On décide alors d’aller flâner sur du plat, en amoureux le long du Mondego pour ensuite pousser le romantisme jusqu’à la Quinta des Lacrimas, beau parc romantique à souhait. On trouve même une aire de çamping car! ou il y a déjà une dizaine de camping car portugais…et autant de retraités… auxquels viendront s’ajouter un Français, retraité aussi…et un Allemand enfin dans notre tranche d’âge! On va peut être arriver à croiser quelques touristes comme nous, car il faut bien dire que jusqu’à présent, nous n’avons absolument croisé aucun touriste, nada, Niet, walou, rien, le désert absolu! À croire qu’il n’y a que nous qui sommes assez con pour voyager ici à cette période de l’année…D’un autre côté, vu les ours que nous sommes, ça nous laissera le temps de nous acclimater pour essayer d’avoir le contact plus facile. Demain nous irons voir ce qu’ils appellent ici des villages de schistes…nous on connaissait déjà le gaz de schiste mais pas les villages, on va donc découvrir cela de plus près…
…Enchantés par notre circuit du shiste dans la sierra d’Estrela. Des paysages superbes sur de toutes petites routes, parfois encore pavées, avec la visite d’anciens habitats le long de cours d’eau qui sont un régal pour les yeux. Le village de Piadao, emblème des village de shiste, fait un peu trop touristique à notre goût mais, après y avoir passé la nuit, nous sommes parti de la place principale pour effectuer une très belle ballade à pieds de 3 bonnes heures, cheminant dans une superbe vallée parsemée d’une multitude de petits hameaux de schiste et de petits ponts.
Nous quittons ensuite ce paysage de montagne pour Castelo Branco où nous allons passer la nuit devant le conseil général…
À Castelo Branco, rien de spécial, sauf le jardin de l’ancien palais épiscopale qui présente un bel ensemble de statue au milieu d’agréables fontaines surveillées par Moïse lui même…
Arrivée par hasard à TOMAR…, siège du couvent du Christ, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco…Et là, l’inattendu a encore développé sa magie et c’est des Bisounours enthousiasmés qui ressortent de ce couvent dont la description fera l’objet d’une page spéciale.

Dans la foulée nous constatons que dans un périmètre proche, il y a deux autres monuments inscrits à l’Unesco et nous décidons d’aller les voir. Nous passons donc à Bathala et à Alcobaça où nous attendent deux autres cathédrales et soyons fou, quitte à faire une overdose, on va aussi se faire Fatima…
…Pour Fatima, l’ambiance nous a défavorablement rappelé celle de Lourdes qui sont des lieux où se concentrent deux types de population, les « bons commerçants » près à pomper le maximum de fric religieux et les (c)bons pèlerins… Comme on désire éviter de faire partie de l’une ou l’autre de ses catégories, on n’est même pas descendu de Lapinou, le simple droit de parking étant juste du racket particulièrement bien organisé.
Bathala…très belle cathédrale de l’extérieur, visite un peu décevante après Tomar et surtout nuit agitée sur le parvis pour cause de samedi soir et de resto juste en face de la cathédrale…Alcobaça, cathédrale abritant l’histoire intéressante de l’amour royal d’Ignés et qui abrite les deux superbes tombeaux royaux. Nous nous contenterons de les inspecter par borne interactive pour cause de messe hyper prolongée…Il sont fous ses portugais, des messes de plus de deux heures! Par contre nous avons eu la chance de pouvoir écouter le récital d’un soliste dans une des nombreuses dépendances du cloître…instants de pur félicité avant de continuer notre route vers Nazaré et OBIDOS.
Nazaré a été défiguré par la construction immobilière qui, ajouté à la crise, donne un ensemble sale, plein de bâtiments abandonnés en cours de construction et de maisons désertées en cours d’effondrement…Nous rencontrons là notre premier camp de concentration de camping car portugais…sans commentaire pour l’instant, nous essaierons de trouver un jour le courage d’aller y passer une nuit pour pouvoir en parler peut être un peu mieux, en attendant on file vite voir ailleurs.
Obidos, très beau village fortifié avec une belle balade à faire sur d’immense rempart si vous n’avez pas le vertige, car il n’y a aucune protection contre les risques de chutes…il semblerait qu’au Portugal on ait encore le droit de mourir…une liberté qu’on a même plus chez nous… Ce pays me plait vraiment!
Péniche, port réputé pour ses langoustes. Donc on s’est offert un bon resto en allant comme nous avons pris l’habitude, dans celui où il y a le plus de monde. Et notre choix a été encore gagnant! Délicieux et méga copieux. On a emmené les restes du plat de langoustes et autres poissons et on en a mangé pendant encore 3 jours! Ce sont vraiment de gros mangeurs ses portugais…mais ça nous va bien pour le portefeuille car les restaurants sont chers ici et comme ils rajoutent en plus au prix de la carte: les couverts, le pain, l’eau plus la petite entrée qu’ils disposent sur la table à votre arrivée (fromage ou olives ou charcuterie) que l’on consomme comme si c’était offert…cela fait vite monter la note prévue de 50%…Alors après s’être fait avoir déjà deux fois, bin oui, on est un peu long à comprendre, la prochaine fois on essaiera d’être plus vigilant…
La vieille ville en bord de falaise est particulièrement agréable et typique. Les maisons sont construites vraiment à l’aplomb de la falaise, parfois elles ont même une petite terrasse et elles sont tellement entrelacées que l’accès n’y est possible qu’à pieds. Nous effectuons dans ce quartier une très belle promenade mélancolique plein sud-ouest , accompagnés par le soleil déclinant qui fait chavirer nos sens.
Côté bivouac, là, l’expérience a commencé à parler grave. Pour éviter le vent fréquent en bord de mer qui ballote Lapinou comme un frêle esquif je choisis de positionner stratégiquement Lapinou à l’abri juste derrière le mur brise-vague du port de plaisance, à côté du centre ville historique. Le seul risque est, qu’en cas de gros temps on prenne les restes des vagues qui pourraient passer par dessus la digue… comme on est sur un grand parking désert, je m’éloigne de l’entrée du port, premièrement pour éviter le bruit du centre ville tout proche et deuxièmement pour me mettre à l’aplomb de la partie la plus haute du mur. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’il n’y aurait pas de tempête prévue pour la nuit…
…et bien vous allez rire, parce-que jusqu’à environ 11h du soir…ras, calme plat puis cela a commencer à monter en puissance progressivement jusqu’à ce que la tempête arrive vers minuit et dure jusqu’à 7h du matin!!!
J’ai cru que mes oreilles allaient exploser, je me suis enfoncé les boules quiès jusqu’aux tréfonds du cerveau mais rien n’a pu calmer les vagues de bruits infernaux qui nous assaillaient de toutes parts. Cela fait maintenant 3 nuits que les portugais nous cassent les couilles toutes les nuits avec leurs carnavals…et cette nuit on a gagné le jack-pot, ils ont installé au dernier moment une méga sono sortie d’un semi-remorque juste à l’entrée du parking et comme il y avait une méga réverbération du son qui se propageait juste le long du mur de la digue…on a dansé la salsa toute la nuit.
Je hais le carnaval…ou plutôt la 3ème nuit du carnaval!!!
LISBOA,… havre de paix après les tempêtes de ses derniers jours. On se trouve une petite place sympa sur un port de plaisance juste à côté de la Torré de Bélem qui symbolise sur toutes les cartes postales l’entrée de la capitale du Portugal. Après avoir fait 4 fois le tour de la ville en bus à impérial (le ticket était valable 48h)…on trouve quand même le moyen de rater le dernier bus pour revenir à la tour de Bélem …et il a fallu que l’on se farcisse plus de 6 km à pieds avant de rejoindre Lapinou!!… Bonsoir la crème du c.. Demain promis, on ne se fera pas piéger! …
Tiens, c’est fou le nombre de fois qu’on se dit cette phrase? …On est vraiment des ploucs…mais quand même très fiers de l’être.
Dans la même veine, on a fait la connaissance d’Ali, un sympathique sénégalais qui nous a donné un joli collier porte-bonheur, porte-chance, porte-fenêtre et sûrement aussi port-avion, les ploucs c’est bien connu gobe tout, il nous a donc donné, je répète bien donné ce joli collier après avoir eu une sympathique conversation ensemble sur le Sénégal et plus particulièrement sur Saint Louis, ville dont il était natif et que j’ai adoré et dont les dernières nouvelles rapportaient que le pont Eiffel venait d’être mis à la retraite car devenu trop dangereux…Donc on a passé un moment très sympathique avec Ali, avant de repartir avec deux bracelets, deux colliers et 20€ en moins…heureusement qu’on a le temps pour apprendre à être un peu moins con…
Ploucs un jour…
Le temps s’assombrissant de retour, on décide d’aller directement plein sud, en Algarve. On découvre tout d’abord, à Carrapateira un très joli paysage verdoyant et vallonné jusqu’à l’aplomb de superbes falaises servant d’écrins à de majestueuses plages de sable fin, paradis des surfeurs de tout poils. On hésite à se poser, malgré la majesté des lieux et on continue toujours plus au sud…pour trouver plus loin une sorte de côté d’azur dans la plus mauvaise acceptation du terme, c’est à dire bétonnée à outrance, grillagée, privatisée, etc…Heureusement à force de chercher sur les petits chemins de traverse, on tombe près de Portimao sur de superbes falaises ocres, les falaises de las praignas. Bien que tout soit aussi ici privatisé, on se fraye un passage entre les différents grillages de propriétés abandonnées pour arriver à nouveau dans un lieu paradisiaque. Cette beauté inattendue qui guette le voyageur à chaque instant est enchanteresse. Merci
Nous bataillons ensuite à trouver un lieu tranquille et pas trop laid pour passer la nuit et nous nous échouons sur la plaia de las falaisas. On n’a pas trouvé les fameuses falaisas mais on a discuté avec un retraité qui nous a confirmé que tout le reste de la côté sud était bétonnée comme ici. Nous décidons alors de remonter à Carrapateira en passant par la Ponta Da Piedade où il y a de superbes falaises typique de l’Algarve et qui sont accessibles. Encore un plaisir immense pour les yeux avant de retrouver mes deux beaux Kassborer toujours garés dans la baie de Carrapateira.
Nous allons y rester 5 jours de pure détente fait de balades à pieds, de lecture, de discutions et de contemplation.
Retour à l’errance…direction le nord-est, rien de spécial pour cette journée, bivouac sur un parking dans une petite ville pas désagréable avec même une connexion wifi le soir? Mais pas le matin…ensuite halte au château diabolique de MONSARAZ …Village fortifié dans un site lacustre (barrage) certainement majestueux en été, avec des touristes et du ciel bleu, mais hors saison, désert, par un temps orageux, froid et venteux…c’est juste bon à se pendre. Les ondes sont certainement négatives là- bas, heureusement que l’on n’a pas pu trouver de cordes…donc on file vite plus loin dès le petit matin.
EVORA, petite halte de midi, ville sympa, le moral remonte avec le soleil qui consent à faire une apparition un peu plus durable mais il fait toujours aussi froid et venteux alors on décide de quitter le climat océanique pour s’enfoncer dans l’intérieur, direction CACERES en Espagne. Très belle ville fortifiée avec le beau temps et un peu plus de chaleur. En plus nous sommes samedi et nous y trouvons une animation qui nous change du calme Portugais. Nous nous perdons dans la cité médiévale et nous refaisons comme à Lisbonne, une très belle marche nocturne qui nous permettra d’admirer l’intégralité de la cité et de ses murailles…vue de l’extérieur… On a été à deux doigts d’appeler un taxi cette fois… Mais ça y est, cette fois nos batteries personnelles sont rechargées, le coup de blues est passé et nous pouvons maintenant nous enfoncer sereinement dans la sierra… vers la réserve El Garganta de los infiernos…le gouffre de l’enfer! Le nom m’attire…
Il fait orageux, le crépuscule arrive, la route se resserre dans un paysage minéral inquiétant et la perspective d’un bivouac sauvage dans un lieu forcément sinistre réduit de minute en minute le sourire béa de Michèle. Oublié les majestueuses cigognes croisées au bord de la route aux sommets des pins, oublié la contemplation sereine du vol des rapaces dans le parc national de Monfrague, oublié les paysages féeriques traversés, tout est maintenant redevenu sombre et inquiétant avec le mauvais esprit qui revient tarauder la pensée du voyageur. Cabezuela del valle, porte d’entrée de l’enfer, une station d’essence sinistre nous permet d’éviter la panne sèche. Mich ne veut pas aller plus loin alors on trouve une place de parking devant un petit dancing pour vieux…comme dans beaucoup d’endroit, les traces de la crise immobilière sont ici aussi bien visibles, des immeubles complets à moitié finis hantent les rues de leurs sinistres carcasses, ici il y a même encore la grue rouillée qui grince à côté de la bétonnière qui peine à émerger encore des herbes folles, la nature reprend ses droits terriblement vite. Poussières nous sommes nés… Touristes nous sommes devenus…La plupart des habitants (survivants?) sont des vieux et à part le bal des morts vivants, seules quelques ombres imprégnées d’alcool frémissent encore devant quelques cafés encore ouverts. Demain sera un autre jour.
Après une bonne nuit, calme et pas du tout hantée…il fait étonnamment beau, il s’avère en fait que le climat de ses montagnes est ainsi fait que les nuages s’amoncellent le soir sur les reliefs mais disparaissent dans la nuit pour de nouveau laisser la place au soleil dans la journée. Donc tout s’annonce bien, petite visite du village de jour qui nous dévoile une architecture pour le moins archaïque…petites ruelles étroites et sombres avec les balcons en bois qui demande juste un peu de vent pour vous tomber sur le groin avec la vieille qui étend son linge dessus en prime. Sur le fronton de l’une de ses ruines en devenir il est gravé fièrement 1729…encore deux mois peut-être et on pourra y ajouter la date de décès avec pour épitaphe: emporté par le diable après une longue agonie. Les maisons sont très étroites, ils doivent dormir sanglés contre les murs, l’intérieur semble également très sombre…ils doivent se pendre jeunes ici, c’est pourquoi on ne trouve plus que des vieux dont les cordes probablement moisies ont du cédé en leurs temps sous le poids du mal- être…Bon allez on file plus loin voir si le loup n’y est pas.

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