We have a dream…

Première impression du voyage sous forme d’itinérance.

Nous avons choisi de vivre pour un certain temps encore indéterminé, à priori un ou deux ans, en camping car et de parcourir un certain nombre de pays encore indéterminés, afin d’expérimenter une nouvelle forme de liberté. Pas d’itinéraire prévu, le maximum de bivouac possible et, un seul mot d’ordre…Carpe Diem.

Après un temps d’adaptation à LAPINOU (notre camping car) et aux nouvelles conditions de vie imposées par l’errance motorisée, nous vivons maintenant sur un nuage. L’univers conspirant à notre bonheur, nous restons à l’écoute de tout ses signes et …Mektoum…

Concrètement à quoi avons nous du nous adapter?

– à vivre avec la météo…c’est à dire se rendre compte qu’il fait froid dehors quand le matin il fait froid dans le camping car…et vice-versa…c’est déjà un premier rapprochement avec la nature qui nous rend tout de suite plus humble.
– à apprécier la vraie valeur de l’eau et de l’électricité. En camping car la gestion de l’eau et des batteries est primordiale (?…) Donc fini les douches d’ 1/2H et les lumières oubliées…sinon le rappel à l’ordre est immédiat: Extinction des feux et les yeux qui piquent…(voir explication plus loin…) Maintenant la question qui se pose est de savoir si on a vraiment besoin de beaucoup d’électricité et de beaucoup d’eau…La batterie auxiliaire du camping car ayant rapidement rendu l’âme, nous avons pris l’habitude de dîner aux bougies et ensuite de se promener ou de lire à la frontale. Non seulement il n’y a pas de quoi fouetter un chat (…ou casser une patte à un cochon « version Mich… ») mais on y trouve un plaisir certain. Les douches on les prends du temps de midi quand il fait beau et que les panneaux solaires fonctionnent, et tout les soirs sauf si on va au restaurant, c’est dîner romantique! Le temple de la consommation s’éloigne doucement, et c’est franchement agréable. Dans le langage occidental, lorsque l’on est fatigué, on dit qu’on a besoin de recharger nos batteries…pas sur que ce soit la bonne solution! Il suffit peut être simplement de les laisser reposer un moment…Vous en avez assez d’être dérangé par votre téléphone portable? Il suffit de ne pas recharger sa batterie.. Et quand on en aura assez, là, on là (re)chargera la batterie…mais seulement à ce moment là, pour le moment on vit pleinement l’instant présent.
– à vivre avec les bruits de la rue…Comme nous ne sommes pas adeptes des camps de concentration pour camping car nous privilégions les bivouacs, soit sur où à proximité immédiate des places d’églises dans les villages, soit aux abords de monuments ou parcs bien éclairés dans les grandes villes, soit au bord de l’eau dans les ports ou sur les plages, soit directement dans la rue…Et tantôt la nuit est hyper calme et reposante tantôt elle est animée par quelques pochtrons beuglards ou par le ramassage des poubelles à 4h du matin… Il faut donc mieux éviter de se garer à proximité d’un bar, d’un restaurant, d’une usine, des services techniques de la ville, des pompiers, etc…mais dans tous les cas rien n’est grave puisque si une nuit n’est pas trop bonne, la prochaine n’en sera que meilleure et si d’aventure on se sent trop fatigué, il suffit alors de prolonger la sieste et de prendre un peu plus de temps pour choisir le prochain bivouac…Je pense que la notion d’insécurité est plus dans la tête des gens que dans la rue…Ici, au Portugal, on ne ressent pas du tout la même ambiance en ville qu’en France. Il n’y a qu’à Lisbonne où on a vu quelques tags sur les murs et quelques vitres brisées. Bien sur il faut éviter la nuit certains quartiers populaires qui peuvent effrayer les gentils touristes que nous sommes mais nous avons été favorablement impressionné par la quiétude globale qui règne ici, dans les villes comme dans les campagnes. Beaucoup de personnes font du jogging ici, de jour comme de nuit, hommes et femmes, que l’on retrouve souvent en train de trottiner seul(e) dans des endroits parfaitement improbables pour nous. Lorsque nous sommes revenu de nuit, à pied, du centre de Lisbonne jusqu’à la Torré de Belem en longeant des docks déserts et sinistres, en passant de terrains vagues à quelques ruines industrielles particulièrement sombres, les questions de sécurité nous ont parfois effleuré l’esprit… mais aussitôt balayé par la présence solitaire d’un ou d’une joggeuse qui traversait imperturbablement la nuit…
– à vivre avec le soleil…réveillé trop tôt il fait encore nuit et pas grand chose à faire, trop tard, la journée va passer encore plus vite et comme le soir en camping car il faut gérer l’autonomie électrique pour pouvoir voir se que l’on mange, se laver et lire, il faut profiter de la journée pour le reste, visiter, rouler, rêver, farniente…mais à l’ombre! (Donc il faut bien du soleil…)
– à vivre avec les aléas de la mécanique, (par exemple problème de charge de la batterie auxiliaire dont l’autonomie était devenu de quelques minutes seulement après l’arrêt moteur…donc plus d’éclairage et surtout plus d’électricité pour alimenter la pompe à eau, donc plus d’eau…pour se rincer avec plein de savon dans les yeux…hein Michèle!)
– à vivre sans téléphone ni internet…(ça ça n’a pas été dur et procure réellement une grande joie bien que la désintoxication soit longue, quand j’entends un portable sonné j’ai encore envie parfois de décrocher…et parfois même certaines vibrations me font encore croire que j’ai un appel…, heureusement que la réalité reprend vite le dessus sur Big Brother, même si j’ai parfaitement conscience que ce n’est malheureusement qu’une illusion…puisque, avec la wifi et une tablette on triche un peu…nous rendant ainsi facilement localisable! Mais il faut bien que l’on donne un peu de nos nouvelles…et avoir aussi des vôtres.
– à vivre sans montre …pas dur non plus bien que je n’arrive pas encore à me repérer correctement dans le temps par rapport au soleil, mais je m’entraîne! Par contre j’ai commencé à prendre des repères…L’heure de passage de la crème de jour veut dire qu’il reste encore 1/2h avant toute activité possible, celle de passage de la crème bronzante signifie la fin de la sieste, celle du soir le début de la lecture, celle du derrière… trop de marche au soleil, celle indéterminée entre deux autres, un excès féminin encore fréquent de Blonditude, etc…la liste des différentes crèmes emportées mériteraient à elles seules un chapitre, j’ai même retrouvé un tube perdu dans mon coin bibliothèque …
– à vivre sans soucis, juste au jour le jour, heure par heure, bonheur à tous les instants, ici et maintenant. Pour ça, l’adaptation n’a pas été longue!!!…le plus dur étant de partir. C’est vrai qu’il y a eu là, un moment qui a vraiment été difficile pour moi à passer et une décision très dure à prendre jusqu’au dernier moment,…c’est tellement plus facile de ne rien faire, de rester dans son petit confort quotidien… mais je me suis souvenu d’une maxime qui m’a souvent bien aidé et qui dit:  » Quand tu sera vieux, les seules choses que tu regrettera seront celles que tu n’aura pas faites… » Alors comme jusqu’à présent j’ai déjà fait pas mal de choses et que je ne regrette rien…il n’y avait plus qu’à…

Au niveau organisation de l’itinéraire, on est parfaitement rodé et tout les matins on se pose les mêmes questions…on fait quoi …ou on va où? …et en fonction des offices de tourisme ou des guides que l’on a pu lire ou du temps qu’il fait, ou de notre humeur ou plus simplement du lieu où l’on a passé la nuit… et bien on prend une décision! et ainsi on avance doucement sur le chemin de la vie où chaque instant est une découverte puisque rien n’étant vraiment préparé tout ce qui se présente à nos yeux est une surprise, parfois très agréable, parfois sans saveur, mais qui comme toute surprise pour qui a su garder son âme d’enfant, procure toujours du bonheur.
Et c’est un des premiers enseignements que nous procure à Michèle et à moi notre itinérance, c’est l’état de bonheur parfait que nous procure cet inattendu permanent. L’endroit n’est pas plaisant? Pas grave on continue…
Oh! Comme ça a l’air sympa par ici! Ok, on reste un moment…ou plus si affinité.
Et le mieux, c’est que parfois même lorsque cela n’a pas l’air sympa, au détour d’une rue ou d’une colline, l’émerveillement n’est jamais loin de notre amour.
Un point reste néanmoins à améliorer, c’est nos contacts avec les autres, habitants et touristes, on va y travailler…mais pour des ours comme nous c’est pas encore gagné!

Commentaires sur: "1ère impression sur notre itinérance" (2)

  1. Je tombe sur votre blog par hasard…enfin pas tout à fait car moi aussi ma batterie auxiliaire vient de me lâcher!
    Pas de réponse à la question de ma batterie mais l’article me plait beaucoup et puis je parcours actuellement avec ma fille le Portugal en camion, tout ça sonne donc un peu familier!
    Je continuerais volontiers la lecture un peu plus tard n’ayant pas trop le temps puisque déconnectée la plupart du temps…

    • Bonjour
      Faites vous plaisir et n’hésitez pas à poser toutes les questions que vous voulez. Si je peux vous aider, se sera avec plaisir.
      Bon voyage
      Philippe

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