We have a dream…

Saint Jacques de Compostelle

De Ribadeo à Santiago de Compostella, temps encore plus pourri et paysage industriel pas terrible .
Arrivée à Santiago sous la pluie, après avoir fait 3 fois le tour complet de la ville sans trouver la moindre place autorisée pour juste se garer le temps d’une prière…j’envisage de zapper l’étape …Heureusement qu’il y a une grande symbolique attachée à cette ville sinon j’aurai continué mon voyage en oubliant ses lieux « saint » qui puent le piège à pognon pour touristes en mal de vivre…Sentiment largement ressenti à Lourdes il n’y a pas si longtemps. Donc à force d’agrandir les tours de la ville on finit quand même par trouver une place en périphérie entre deux voitures. Comme d’habitude Mich a faim… et comme avant tout effort il lui faut impérativement son réconfort, (mais non elle ne fonctionne pas à l’envers…elle fonctionne juste différemment, du genre elle reste persuadée qu’ici il règne une humidité sèche ou bien qu’on va faire un demi-tour mais dans l’autre sens, ainsi que des milliers d’autres suggestions journalières tout aussi saugrenues qui fait qu’on rigole ou qu’on s’engueule bien, ça dépends de la situation mais ce qui est sur c’est qu’on ne s’ennuie jamais avec l’amour de ma vie!
Donc on finit enfin par trouver une place pour se garer, en ouvrant la porte de la cellule mon regard se porte sur l’intérieur de la fourgonnette garée à côté dont la porte latérale est restée ouverte…et Argh!!!
Il y a une espèce de gros tas de graisse, d’au moins 120 kg, à moitié à poil, qui est en train de démonter consciencieusement l’intérieur du véhicule…
Je regarde alors la voiture garée de l’autre côté de Lapinou pour m’apercevoir que son intérieur a également été démonté et que c’est une épave qui ne roule plus depuis longtemps… mes yeux se lèvent alors pour scruter l’entourage immédiat et découvrent avec effroi que nous sommes au beau milieu d’une ZUP, avec des barres de HLM délabrés de partout et pleins de paires d’yeux qui nous scrutent derrière les fenêtres…
Gloups !
Mich, encore tout à son appétit féroce, ne s’est rendue compte de rien et ne comprend pas lorsque je lui dis de remonter fissa dans le camion et il faut que je lui décrive le gros tas à poil dans le fourgon pour lui couper provisoirement l’appétit.
…Et c’est donc reparti pour un 4ème tour de ville à la limite de l’exaspération, je hais la religion! Et vive les campagnes!
Nous finissons cette fois sur le parking d’une grande surface où Mich va pouvoir enfin trouver de quoi assouvir ses grands talents de cuisinière en temps réel, sitôt cuisiné,sitôt mangé et pas de reste svp. Après une petite sieste en espérant comme d’hab une accalmie qui ne viendra pas, nous partons à pied à la recherche de la cathédrale mythique. Et je vais connaître un moment d’émotion intense devant cet ensemble monumental imprégné par la foi véhiculée ici par tant de pèlerins. Même le ciel en pleurs encore…, et comme trop de pluie tue l’envie, après consultation de la météo dans un café disposant de la wifi devant un bon chocolat épais bien typique de la région, météo qui nous annonce le même type de temps prévu pour toute la semaine, Argh! Décision est alors prise immédiatement de filer au plus court vers le Sud avec arrêt uniquement lorsqu’on verra le soleil et que les températures seront plus clémentes, c’est à dire si les prévisions météo sont bonnes, pas avant Porto.

Et vive le Portugal!

1er bilan de notre périple à travers la cote nord de l’Espagne. Nous avons vraiment été surpris par la beauté ininterrompue des paysages côtiers de la frontière espagnole jusqu’à Ribadeo, les maisons sont d’une variétés architecturales infinies sur lesquelles vient s’ajouter une variété de coloris de façade qui ravie mon goût pour la peinture naïve.
Cette palette de couleur, renforcée par le vert des prairies s’étalant jusqu’à l’aplomb des falaises, est un régal pour les yeux et pour le cœur. Pendant plus de 500 km la route a été un enchantement avec comme point d’orgue la plage des cathédrales à RIBADEO .
Ensuite nous avons quitté les petites routes côtières pour prendre la route directement pour Saint Jacques de Compostelle, là le paysage devient plus industriel, le tout couronné par un temps exécrable fait que nous oublierons rapidement ce passage…
L’arrivée sur Saint Jacques, toujours en raison du temps froid et pluvieux est aussi à oublier, où tout du moins à refaire dans d’autres conditions météo. Et c’est là, le seul point négatif que nous pouvons souligner sur ce premier parcours de notre périple, la météo particulièrement froide et pluvieuse qui nous a accompagnés tout le long de notre traversée de cette côte nord de l’Espagne. Conditions particulièrement exceptionnelles, même à cette époque de l’année…l’âme du voyage a certainement voulu nous tester!
Mais la gentillesse des habitants de ce côté de l’Espagne nous a aidé à surmonter ses premières difficultés, étant plutôt habitués à la mauvaise humeur, voir même à l’antipathie affichée des espagnols du sud que nous avions l’habitude de côtoyer lors de nos traversées du pays par la côte Sud pour aller au Maroc…
Donc jusqu’à présent, tout va bien dans le meilleur des mondes.
Merci

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