We have a dream…

Le début de l’errance

Coucou

Pas facile de donner des nouvelles car dans la campagne profonde on ne trouve ni ne cherche de wifi…..

Là, on est à Santiago de compostelle ou il fait toujours un temps pourri…..mais le moral est encore bon…malgré des problèmes électriques sur Lapinou…..
On a pu voir la météo, pourrie jusqu’à la semaine prochaine alors on va descendre directement dans le sud du Portugal.
Si joint un extrait de notre futur blog… Le blog qui va vous donner envie de rester chez vous…
Lol !

…Pas facile de quitter son petit nid douillet pour partir découvrir un monde fait d’imprévisible, (chose mis au banc de notre société commerciale actuelle), pour partir connaître un monde fait d’inconnu, (synonyme de toutes les peurs et de tous les dangers), pour partir retrouver un monde de simplicité où tout devient très rapidement authentique, ou l’hypocrisie n’a plus sa place et où seules les vraies valeurs s’imposent naturellement comme primordiales.

3 petits jours que l’on est parti (pour se roder qu’il disait…) et tout ce qui était prédit par nos gentils pantouflards nous saute à la figure! Sans transition, sans temps d’acclimatation et même comble de la goujaterie sans prévenir…La politesse?…Encore une notion saugrenue bien éloignée de la nature… Cette nature qui ,dans notre conforts quotidien nous paraît si lointaine, si insignifiante, si méprisable que l’on s’imagine très vite pouvoir être maître du monde … mais qui nous apparaît aujourd’hui, à nous modestes voyageurs, dans toute sa splendeur, dans toute sa force, dans toute sa noblesse. Les aventures d’Indiana Jones lues au fond de son lit, bien calé au chaud sont captivantes…mais brinquebalées par la tempête dans un camping car sur une plage sauvage du pays basque Espagnol, elles prennent tout de suite une autre dimension!
Quand le jour se lève enfin après une nuit interminable à bord de notre frêle esquif balloté par cette force invisible d’Éole mais au combien bruyante et remuante, la sérénité revient doucement. Les flots démontés par notre imaginaire nocturne redeviennent simplement de grosses vagues et l’ouragan de la nuit devient gentiment un vent, certe de force 7, mais qui devrait quand même nous permettre de pouvoir sortir de notre camping car sans craindre une envolée intempestive du york ou l’arrachage de la porte d’entrée…

Retour donc sur nos trois premiers jours de vagabondage!
Départ le 20 janvier 2013 pour un passage éclair par St Jean Pied de Port, précédé d’un bivouac sous une jolie halle médiévale, histoire de se mettre déjà à l’abri de nos premières trombes d’eau! S’ensuit un passage de nuit au col de Ronceveau où j’aurai bien aimé bivouaquer mais comme il commençait à neiger j’ai préféré continuer un peu plus loin afin d’éviter de prendre le risque de se faire enfermer par la neige…et bien m’en a pris puisque à notre réveil, alors que nous avions dépassé Pamplona Iruna de plus d’une cinquantaine de km, nous nous sommes réveillé… dans la neige, et comme bien sur nous avions bivouaqué dans un petit coin sympa en contrebas de la route, …petite appréhension sur les capacités de Lapinou à pouvoir remonter la pente enneigée

Mais Lapinou est grand !…et en tant que porteur de tous nos espoirs, il ne nous a pas déçu et continu vaillamment à véhiculer nos rêves. Mectoum! (C’est écrit!…)

Vu le temps exécrable on décide alors de se rapprocher au plus tôt de la cote atlantique où les paysages du pays basque espagnol sont fabuleux bien que les températures de ce mois de janvier 2013 ne soient pas très propices aux balades bucoliques…on trouve néanmoins un bivouac de rêve, au bord de la mer, le long d’un sublime plage de sable fin enchâssée dans un écrin de roches sombres et découpées. Couic fait la folle dans le sable et les amoureux…
grelottent dans le vent et retournent bien vite dans le ventre de Lapinou où ils vont enfin passer leur première nuit …blanche à la dérive dans un camping car non pas idéalement placé sous les cocotiers mais juste secoué comme un cocotier!
Nous avons alors vécu en une nuit un remake de « Into the wild » en ayant tout le temps d’imaginer Lapinou, glissant inexorablement vers les flots noirs et tumultueux de l’Atlantique Nord, porté par une gangue de boue dévalant d’Elantxobe.

Les premiers instants du questionnement nous ont sautés à la figure sans prévenir et, lorsque le réveil sonne le glas à 7h précise, et que je me lève dans un camping car à 8°, qu’à travers le rideau occultant la vitre latérale il y a un tel courant d’air que je pense que la vitre est resté ouverte, que la batterie auxiliaire est déchargée depuis les 5 premières minutes d’utilisation et que Michèle a mis toute la nuit pour comprendre que dans la tonne de médicaments emportés il n’y avait malheureusement rien de prévu pour calmer sa toux…le moral est bien bas dans les chaussettes! Mais qu’est-ce qu’on est venu foutre ici? Après l’épisode de l’esclavagisme, allons nous vivre la guerre du feu ?
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